Le soleil peut être aussi nocif pour les yeux que pour la peau. Nul besoin d’un temps radieux, pour que les rayons ultraviolets, invisibles, agissent sur les tissus oculaires.
Les yeux, comme la peau, disposent d’une protection naturelle contre les agressions lumineuses. Le renouvellement permanent des cellules permet de les contrecarrer.
Cependant, ce « capital soleil » a ses limites. Si la dose d’UV dépasse un certain seuil (haute montagne), des lésions cornéennes (ophtalmie des neiges) peuvent survenir.
C’est pourquoi toute exposition massive au soleil (mer, montagne), impose, pour l’enfant, une protection totale.
Les examens cliniques démontrent en effet que le soleil a une incidence sur tous les tissus oculaires :
- opacification du cristallin, qui provoque à terme la cataracte,
- inflammation de la cornée (ou kératite),
- brûlure de la rétine (en cas d’observation directe du soleil).
|
Le saviez-vous?
On distingue 3 catégories d'ultraviolets :
- Les UV C, très dangereux, sont heureusement arrêtés par la couche d’ozone,
- Les UV B touchent notamment la cornée et la conjonctive (les deux couches extérieures de l'oeil),
- Les UV A atteignent le cristallin et contribuent à accélérer la formation de cataracte.
Le saviez-vous?
La réverbération de la neige équivaut à 7 fois celle de l’eau. Skier sans lunettes, c’est s’exposer à la kératite, ou ophtalmie, des neiges. Cette infection de la cornée, dont les symptômes génèrent une douleur aigüe, s’accompagne d’une photosensibilité de plusieurs jours.

L’eau réfléchit 5 à 10 % des UV, le sable, 20 % et la neige, 85 %.
|