Les deux groupes, qui vont créer ensemble un géant mondial de l’optique, n'ont offert aucune concession pour alléger les préoccupations des autorités antitrust de l'Union Européenne (UE). La Commission a fait part de ses inquiétudes concernant leur fusion de 46 milliards d'euros. Essilor et Luxottica sont désormais confrontés à la possibilité d'une enquête antitrust à grande échelle, qui pourrait durer 4 mois à la suite de l’examen préliminaire qui devrait se terminer le 26 septembre.

Les fabricants ont eu jusqu'au 19 septembre pour offrir des concessions après que le responsable de la concurrence de l'UE ait exprimé ses réserves quant à l'accord entre les entreprises la semaine dernière. Mais Luxottica et Essilor n'ont proposé aucun arrangement pour apaiser les doutes de la Commission européenne qui examine leur projet de fusion de 46 milliards d'euros, lit-on sur le site de l'exécutif européen.

« Il est probable que le régulateur ouvrira une enquête approfondie », souligne Reuters en précisant que « certaines entreprises préfèrent offrir des concessions au cours de cette phase, après avoir eu une meilleure idée des préoccupations du régulateur ». Initialement prévue pour le 2ème semestre de cette année, la finalisation du rapprochement pourrait alors n'intervenir qu'en janvier ou février 2018.

Il semblerait donc que cette fusion entre le plus grand fabricant de lunettes et le plus grand fabricant de verres ait suscité des inquiétudes chez les détaillants et les concurrents. Luxottica et Essilor ont refusé de commenter les préoccupations de l'UE. Aux Etats-Unis, une seconde phase d’examen a été ouverte alors que les deux groupes ont reçu le feu vert des autorités en Russie, en Inde et en Nouvelle-Zélande. Une enquête du gouvernement chinois semble également toujours en cours.