Carte Blanche est au cœur de toutes les polémiques. Après la pétition de la Fnof (Fédération nationale des opticiens de France) à son encontre ou encore la décision de la CDO de faire appel à la DGCCRF pour protester contre son appel à candidatures, deux verriers, Seiko et Shamir, ont alerté la plateforme suite à la diffusion des grilles de tarifs aux opticiens. Un problème de poids est survenu puisque les prix de remboursements TTC alloués aux verres des deux marques étaient inférieurs aux prix catalogues brut HT. Les opticiens travailleraient alors à perte. La filiale française du groupe japonais a d’ailleurs haussé le ton : « En période d’appel à candidatures, cette vraisemblable erreur reste préjudiciable pour Seiko Optical France qui veillera à défendre le droit à la rentabilité pour tous les opticiens », a déclaré Xavier Lacroix, directeur général de l’entreprise. Shamir France dit faire confiance à Carte Blanche pour corriger ces erreurs.

Interrogé par Acuité, la plateforme de services tente de calmer la polémique : « Une erreur de tarifs, due à une incompréhension des informations transmises et un problème informatique, s’est glissée pour quelques marques », qui ne sont pas forcément celle citées ci-dessus. « Elle sera sans conséquence puisque nous avons immédiatement lancé les rectifications nécessaires et les nouveaux tarifs seront mis en ligne la semaine prochaine », explique à Acuite.fr Jean-François Tripodi, directeur général de Carte Blanche. Il poursuit : « Le cas Seiko sera abordé lors d'un prochain rendez-vous. Et nous tenons à présenter nos excuses à nos partenaires pour les interrogations et incompréhensions que cette erreur a suscitées ».