A quelques jours du vote définitif de la loi Santé à l’Assemblée nationale, qui prévoit notamment de donner de nouvelles prérogatives aux opticiens, la délégation de tâches entre notre profession et les ophtalmologistes est une question de plus en plus d’actualité. Et face à la chute du nombre de spécialistes, elle apparaît inévitable.

Dans ce nouveau débat animé par Philippe Bloch, chroniqueur économique, les invités vous font partager leurs expériences et méthodologie. Ils sont unanimes sur un point central : il faut travailler ensemble pour la santé visuelle des Français. « Il s’agit avant tout de savoir jusqu’où aller », estime le Dr. Gaujoux, ophtalmologiste à Nîmes (30). Aujourd’hui certaines choses sont déjà mises en place comme « pour la manipulation, l’apprentissage de l’entretien des lentilles et les lentilles d’essai », explique le Dr. Colliot, ophtalmologiste à Chantilly (60).

Et pour répondre aux attentes des spécialistes, les opticiens se tiennent prêts notamment grâce à la formation, selon Jacques Lemeunier, opticien à La Maison de la Vision (34). « La confiance se gagne également par la pratique et la communication », continue Mégane Guigneux, opticienne Krys à Senlis (60) et Paris (75).

Pour Maher Kassab, président de Galliléo Business Consulting, la transparence est la clé de la confiance entre les deux professions. « Une bonne délégation, c’est beaucoup de communication et de contacts réguliers », conclut-il.