Didier Papaz, PDG du réseau d'Optic 2000, était invité à participer à un échange autour de notre profession le 25 septembre face à Jean-Paul Benoît, président de la Fédération des mutuelles de France et Emmanuel Gréau, cofondateur de Direct-optic.fr et représentant pour l'Association des opticiens français sur Internet. Un débat organisé suite au rapport de la Cour des comptes, qui dénonce un marché « opaque » et pointe des tarifs « trop élevés ».

Face aux critiques de Jean-Paul Benoît, qui affirme être favorable à « une régulation plus forte », dans la mesure où il existerait « un service de qualité pour un service moindre » dans d'autre pays d'Europe et d'Emmanuel Gréau, qui vante les prix bas des lunettes vendues sur Internet, Didier Papaz a défendu fermement notre profession.

Le PDG d'Optic 2000 a souligné que les comparaisons à l'échelle européenne reprises par la ministre de la Santé sont « fausses » et il a indiqué, à titre d'exemple, que le prix du verre est supérieur « de 10 à 20% » à celui de la France dans le Nord de l'Europe et est « équivalent » en Italie. Selon lui, les seuls pays où les verres sont moins chers sont la Grèce et le Portugal, ce différentiel s'expliquant par des salaires locaux, beaucoup plus faibles. Concernant les marges des opticiens, souvent brocardée dans les médias, Didier Papaz a précisé que celles de son groupe sont de 7%.

Il a également insisté sur le fait que la qualité de service fourni par un opticien Français est l'une des meilleures d'Europe, rappelant que l'opticien réalise des examens de vue, vérifie la validité des ordonnances, commande les verres et fait « le travail des assureurs » avec le tiers-payant. Concernant la concurrence des lunettes à tarifs bas venant de l'e-commerce, Didier Papaz a souligné que les opticiens « n'avaient pas attendus Internet pour offrir des forfait unifocaux à 39 euros ». Autre sujet abordé, la transparence de notre métier : le PDG d'Optic 2000 a rappelé l'importance de faire respecter la loi en la matière et vanté l'engagement de son groupe pour être certifié Afnor.

Enfin, Didier Papaz a insisté sur l'importance de responsabiliser le client, et critiqué la compétition entre les mutuelles pour offrir le remboursement de produits optiques le plus élevé possible, ce qui explique aussi, selon lui, les prix actuels des équipements correcteurs.

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    Écrit par la Rédaction

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