Dans une tribune publiée sur le site du quotidien financier Les Echos, le directeur général du groupe Krys revient sur les attaques que subit notre métier depuis le début de l'année, et sur le vote de la PPL Le Roux fin juillet. Jean-Pierre Champion insiste notamment sur l'importance de prendre en compte les taux de marge bruts qui, rappelle-t-il, se situent en réalité autour des 4% du chiffre d'affaires. Bien loin des 60% annoncés par certains, qui représentent le taux brut. Il a de nouveau martelé que « les prix pratiqués en France, dès lors que l'on compare les mêmes produits, sont identiques à ceux des autres pays européens », en réponse aux offensives parlementaires portées sur les prix trop élevés.

Toujours dans cet article, il critique également « le désengagement de l'Etat à traiter une problématique de santé publique », à travers l'instrumentalisation des réseaux de soins. Jean-Pierre Champion démontre en effet qu'une réduction du nombre d'opticiens n'est pas la bonne solution, au vu de l'augmentation du nombre de porteurs de lunettes (de 37 à 40 millions d'ici à 2020) et de la baisse régulière du nombre d'ophtalmologistes (de 200 à 300 par an). Pour lui, le phénomène de désertification médicale « doit être l'occasion de permettre aux opticiens de réaliser eux-mêmes les missions que les ophtalmologistes accepteront de leur déléguer ». Une augmentation de la durée des études, qui passerait de deux à trois ans, serait ainsi envisageable afin de gagner en expertise. D'après Jean-Pierre Champion, les opticiens seraient favorables à cette proposition. Une analyse qui rejoint le sondage que nous vous proposions en novembre 2011, dans lequel vous étiez déjà plus de 85% à dire « Oui » à une formation en trois ans, dont 70% insistant sur l'aspect technique.

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