Trois syndicats de pharmaciens d'officine ont lancé une grève du service des gardes et des urgences à partir de samedi dernier, pour attirer l'attention sur les difficultés économiques auxquelles ils sont confrontés.
 
La Fédération des syndicats pharmaceutiques de France, l'Union nationale des Pharmacies de France et l'Union des Syndicats de Pharmaciens d'Officine "se sont accordés pour lancer conjointement un action de grève du service des gardes et des urgences à partir de samedi matin". Et dénoncent dans leur communiqué la précarisation économique des pharmacies d'officine. Le taux de marge réglementé a chuté de 32,4% en 1988 à 21,4% en 2010.
 
La grève n'entravera pas l'accès aux médicaments, souligne Philippe Gaertner, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France. "Lorsque les syndicats départementaux chargés d'organiser les gardes ne s'en occupent pas, ce sont les préfets qui le font et réquisitionnent les pharmaciens". Claude Japhet, président de l'Union nationale des pharmacies de France ajoute que "le service sera normal en journée, seuls les soirées, les dimanches et les jours fériés seront concernés par la grève".

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