"Le Fabriqué En France n'est pas une image ringarde" a déclaré hier 14 octobre le ministre de l'Industrie Christian Estrosi, à  l'occasion d'une visite de l'entreprise de cosmétique Eugène Perma à Reims. "Ce n'est pas une chimère, car la qualité constitue un avantage à l'export et une valeur ajoutée. C'est au contraire une réponse à l'hérésie contre-productive des délocalisations" a-t-il martelé.
 
Selon l'AFP, le ministre a fustigé les gouvernements de ces 30 dernières années "qui ont dit à toutes les générations que l'avenir était dans les métiers de service, la finance ou l'économie virtuelle". "Les schémas de pensée, fortement inspirés par les directions des achats des entreprises, qui voyaient dans les délocalisations un moyen expéditif de réduction des coûts, ont montré leurs limites car ils ne reposaient que sur une vision financière sans prendre en compte la complexité des processus industriels", a-t-il regretté, chiffres à l'appui. "Entre 1999 et 2009, on a perdu 6% des composants français dans les productions nationales, ce qui représente près de 550.000 emplois industriels en moins".
 
L'espoir est cependant de mise. Christian Estrosi assure que la France peut "reconquérir 25% de production française d'ici 2015". "On se rend compte que la qualité de la main d'oeuvre est moins bonne là où le coût de la production est plus faible. En France avec une meilleure qualité professionnelle, une meilleure production et une meilleure relation commerciale, on est plus performant", a-t-il indiqué. En ajoutant : "la crise a démontré que la compétition se gagnerait par l'innovation industrielle".

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