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Premier réflexe, avant de choisir une formation orientée optométrie : vérifier sa reconnaissance.
Une formation “sérieuse” coche souvent plusieurs cases : inscription dans le schéma LMD (Licence-Master-Doctorat) avec des crédits ECTS (pratiques pour des équivalences de volume de formation en Europe), sanction par un diplôme identifié (diplôme national, DU, titre professionnel…), université accréditée, et surtout référencement RNCP (répertoire national des certifications professionnelles).
Bac+3 : la “colonne vertébrale” actuelle, la licence pro Optique (mention Optique Professionnelle)
C’est aujourd’hui la voie la plus lisible pour structurer une montée en compétences en optométrie. La licence professionnelle est un diplôme national à mention unique : même étiquette partout, mais des contenus qui peuvent varier, car chaque université adapte sa maquette à partir de la fiche RNCP (base de compétences “à minima”). Une dizaine d’universités la délivrent en France.
Depuis la réorganisation des licences pro, l’architecture est pensée en blocs de connaissances et de compétences : on valide bloc par bloc. Dans le détail, la mention comporte d’abord cinq blocs transversaux communs à toutes les licences (méthodo, communication, outils, etc.). Le cœur du métier repose ensuite sur deux blocs obligatoires formant le socle :
- réaliser des examens de vue,
- proposer et adapter des équipements spécifiques, avec une place importante pour la contactologie.
Puis vient un bloc optionnel, qui oriente la couleur du parcours : soit un renforcement plus clinique (optométrie/contacto/santé visuelle), soit un axe plus “entreprise” (gestion et développement du point de vente). Résultat : d’une université à l’autre, on peut passer de parcours très “tertiaires” (management/vente) à des parcours très “santé visuelle”.
Côté modalités, la licence se suit en formation initiale, ou bien en alternance (contrat d’apprentissage ou de professionnalisation), mais peut aussi être obtenue via une VAE. Certaines universités proposent aussi une logique “à la carte” : capitaliser plusieurs DU pour, in fine, valider la licence.
Les DU post-licence : se spécialiser pour la pratique terrain
Les échanges l’ont confirmé : sur le terrain, notamment en cabinet, la demande est forte et les employeurs regardent d’abord les compétences, pas uniquement l’intitulé. Les DU post-licence sont donc souvent cités comme une voie pragmatique pour consolider une pratique. À l’Université Paris-Saclay, cinq DU sont mis en avant : Santé oculaire (140 h), Basse vision (100 h), Optométrie avancée (100 h), Contactologie avancée (100 h), Optométrie-Contactologie expert (90 h), avec un prérequis de niveau Bac+3 en optométrie.
Bac+5 : master… ou titre professionnel RNCP
Pour poursuivre, il existe deux voies principales.
- Le master “Sciences de la vision” (mention nationale unique, adossée RNCP) est porté par deux universités : Paris-Saclay et Nîmes. C’est sélectif, mais n'hésitez pas à postuler. Ordres de grandeur annoncés : environ 20 places à Paris-Saclay, et 16 à Nîmes. Le master renforce les compétences techniques (optométrie, contactologie, basse vision, santé oculaire) et ajoute une dimension recherche expérimentale, avec des débouchés en industrie (R&D chez les verriers, laboratoires de lentilles), en enseignement/formation, et plus rarement en doctorat.
- Autre option Bac+5 : le titre professionnel “Expert en sciences de la vision” porté à Saint-Étienne, enregistré au RNCP, structuré lui aussi en blocs de compétences. Formation en deux ans après une licence (Bac+3), centrée sur la pratique optométrique. Les débouchés cités : cabinets médicaux, milieu hospitalier, mais aussi magasin d’optique, industrie et enseignement. Particularité relevée : certains diplômés débutent en milieu médical puis reviennent vers le magasin, trouvant un “équilibre” entre une pratique orientée sécurité du patient et une pratique davantage tournée vers le confort/satisfaction du client.
International : opportunités, mais pas de passeport automatique
Enfin, les passerelles à l’étranger existent, mais restent au cas par cas, selon le pays (Amérique du Nord, Suisse, Royaume-Uni…) et selon les périodes, car les règles évoluent régulièrement. Quant au “diplôme européen” privé, il est présenté comme un outil politique et un référentiel : valorisant sur un CV, mais sans conférer, à lui seul, un droit d’exercice homogène en Europe.
En pratique : avant de vous lancer, vérifiez RNCP + ECTS + contenu en blocs, puis choisissez une trajectoire cohérente avec votre projet (magasin, cabinet, hôpital, industrie, enseignement) : licence pro pour structurer le socle, DU pour muscler une spécialité, master ou titre pro pour viser le Bac+5.
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