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Le groupe Malakoff Humanis vient d'être victime d'une fuite massive de données, liée à une cyberattaque subie par son prestataire de gestion IGA. Sur les 16 556 documents administratifs dérobés, une part importante concerne des demandes de prise en charge et des relevés de prestations en optique et dentaire.

L’organisme de protection sociale a confirmé l’incident, précisant qu'il avait initialement été détecté et pris en charge le 11 août dernier. Cependant, c'est hier, dimanche 18 octobre que le cybercriminel a choisi de diffuser publiquement les fichiers. 

Des analyses sont toujours en cours pour déterminer avec exactitude le périmètre des éléments divulgués.

Quel est le contenu de la fuite ?

Selon le site cyberattaque.org, l’analyse des fichiers révèle la présence d'informations personnelles, bancaires et médicales :

  • informations civiles et d'identification : les fichiers compromis contiennent les noms, prénoms, dates de naissance et numéros de Sécurité sociale d'assurés. 
  • données bancaires : plus de 800 entrées font apparaître des coordonnées bancaires (IBAN) liées à des flux de règlements de prestations. 
  • données relatives à la santé : figurent dans les fichiers des dossiers de tiers payant, des historiques de remboursements (optique, dentaire, pharmacie) et des accords de prise en charge hospitalière.

Vigilance en magasin 

La diffusion de ces dossiers authentiques et de données de facturation réelles présente un risque accru de phishing ciblé (harponnage).

 Des professionnels de santé, notamment les opticiens, ou des assurés pourraient faire l'objet de sollicitations frauduleuses. Des détails techniques issus de cette fuite pourraient être utilisés pour légitimer de fausses demandes de modification d'IBAN ou de faux courriels de régularisation de prestations.

Malakoff Humanis rappelle que l'ensemble des procédures réglementaires, notamment auprès de la CNIL, ont été respectées au moment de la détection de l'incident cet été. L'organisme invite à la vigilance et souligne qu'aucun conseiller ne demandera jamais de mot de passe ou de code de sécurité par téléphone, SMS ou e-mail.
 

Écrit par la Rédaction

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