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Meta a récemment modifié les conditions d'utilisation de ses lunettes connectées, conçues en partenariat avec Ray-Ban et Oakley. 

La fonctionnalité « Conversation Focus », introduite en décembre 2025 pour isoler et amplifier la voix d'un interlocuteur dans les milieux bruyants, fait désormais l'objet d'un rationnement pour les usagers de la formule gratuite.

Un abonnement payant

Selon les informations repérées par le média américain The Verge, l'usage gratuit de cette option se limite dorénavant à trois heures par mois. Pour dépasser ce seuil, l'accès requiert la souscription à l'abonnement « Meta One Premium », facturé 19,99 dollars par mois.

Toutefois, ce forfait ne lève pas entièrement les restrictions. Il décale le plafond à 15 heures par mois, soit une moyenne d'environ trente minutes par jour. De plus, le solde d'heures non consommées expire à la fin de chaque mois sans possibilité de report.

Cette décision suscite des critiques de la part des porteurs. La restriction touche une option utile pour les personnes atteintes de déficience auditive légère, même si Meta précise dans sa documentation que l'appareil ne possède pas de certification médicale.

Une limitation technique qui n'a pas lieu d'être

La particularité de cette restriction réside dans la nature même du traitement audio. Habituellement, les quotas mensuels appliqués aux outils d'intelligence artificielle se justifient par les coûts de calcul sur des serveurs distants.

Dans le cas présent, des tests techniques menés par The Verge démontrent que « Conversation Focus » s'exécute localement sur l'appareil. La fonction s'appuie sur les microphones directionnels et les haut-parleurs intégrés des lunettes, et continue de marcher même lorsque la connexion aux données mobiles est totalement coupée. 

Un porte-parole de Meta a simplement justifié cette mesure par le besoin de soutenir financièrement le développement et l'amélioration continue de l'IA, plutôt que par des coûts d'infrastructure technique.

À l'heure actuelle, la formule « Meta One Premium » demeure en phase de test ciblé, principalement aux États-Unis et au Canada, et n'est pas encore déployée sur le marché français où les fonctions de base restent accessibles sans frais additionnels.

Ce changement de modèle économique illustre une tendance pour le marché des technologies grand public. Il devient probable que, dans un avenir proche, lorsque les utilisateurs et les entreprises dépendront quotidiennement des outils d'intelligence artificielle, les fournisseurs de ces services restreignent les options gratuites afin d'imposer des abonnements obligatoires et des conditions commerciales « contraintes ».

Écrit par la Rédaction

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