Temps de lecture : 2 min
Pour pallier le manque de praticiens, Mathieu et Florent Costantini, ophtalmologistes ajacciens, ont créé une cabine « type Photomaton » pour réaliser des examens de vue.
Le prototype de la cabine appelée « Glasspop » se compose de 3 appareils : un frontofocomètre, un auto-réfractomètre et un réfracteur automatique. Pour la 3e solution, « il y a une différence avec ceux qui sont utilisés actuellement. Il ne s’agit pas de lire des lettres. Une seule est utilisée, le « E » et il y a un joystick qui permet de l’orienter. Nous avons anticipé car nous envisageons de mettre notre machine à disposition de populations qui ne savent pas forcément lire », ont fait savoir Mathieu et Florent Costantini, à nos confrères de Corse Matin.
L’étape suivante : relier les 3 appareils grâce à un iPad, qui transmettra les données à un praticien. Ce dernier enverra ensuite une ordonnance avec un compte rendu pour expliquer au patient son défaut visuel. « Le tout passera par un hébergeur agréé à collecter des données de santé, comme les analyses biologiques », précisent-ils.
Premier prototype
Très investis dans leur projet depuis 2 ans, les ophtalmologistes ajacciens ont d’ores et déjà reçu le soutien de la Banque publique d’investissement (BPI) de Corse. Une bourse French Tech leur a également été octroyée. Résultat : Mathieu et Florent Costantini ont « construit le premier prototype dans un incubateur de start-up à Paris ». Des tests sont en cours.
Cette cabine n’a pas vocation à remplacer l’ophtalmologiste. Leur objectif : apporter une aide aux praticiens afin qu’ils puissent consacrer davantage de temps aux pathologies oculaires, opérations, problèmes de tension et de diabète. « Nous envisageons de traiter avec des organismes qui travaillent en sécurité routière. Mais aussi et surtout avec les maisons de santé », poursuivent-ils. Autre souhait des 2 ophtalmologistes : développer leur projet à l’international dans les pays en voie de développement d’Asie, d’Amérique latine et d’Afrique qui manquent de médecins.
Pour soutenir leur projet par un vote, il suffira d’aller sur la page de BPI France entre le 2 et le 4 septembre.
Vous avez la parole !
pour pouvoir poster des commentaires
Nos lecteurs ont aussi lu...
Essilor Stellest 2.0 : des résultats à six mois équivalents à un an de traitement
Publié le 25 septembre 2026
"En six mois, les verres Essilor Stellest 2.0 ont obtenu des résultats intermédiaires comparables à ceux précédemment mesurés sur 12 mois avec les verres Essilor…
Partenaire
Verres et LentillesSILMO 2026 : Optiswiss mise sur l’innovation et des solutions concrètes pour les opticiens
Publié le 23 septembre 2026
À l’occasion du SILMO, Optiswiss présentera ses dernières innovations en verres ophtalmiques, avec notamment SWISSVARIO, sa nouvelle gamme de progressifs 100% Swiss Made…
Shamir dévoile sa technologie Shamir Digital Intelligence pour les environnements numériques
Publié le 03 septembre 2026
À l'occasion de l'événement Beyond Performance, Driving What's Next in Vision, la société Shamir Optical Industry, filiale du groupe EssilorLuxottica, a présenté un…
Les dernières news
Krys Group se hisse à la 6e place du palmarès « Great Place to Work for Women » 2026
Publié le 02 octobre 2026
Déjà distingué pour la 13e année consécutive au palmarès « Great Place To Work », Krys Group fait cette année son entrée dans le classement dédié aux femmes « Great…
Myopie de l’enfant : une étude du CHU de Poitiers ouvre la voie à une prise en charge plus personnalisée
Publié le 01 octobre 2026
Une étude du CHU de Poitiers, menée avec Krys Group auprès de 723 enfants âgés de 4 à 14 ans, montre qu’il est possible de mieux anticiper la progression de la myopie et…
Élargir les compétences de l'opticien (permis de conduire, écoles, Ehpad...) : le manifeste choc de 3 syndicats
Publié le 01 octobre 2026
C'est une première dans notre secteur : à l'occasion du Silmo 2026, qui s’est tenu du 25 au 28 septembre 2026, le Rassemblement des opticiens de France (Rof), le…
"apporter une aide aux praticiens afin qu’ils puissent consacrer davantage de temps aux pathologies oculaires, opérations, problèmes de tension et de diabète"
tout est dit, donnez nous les examens de vue et le droit de prescription comme partout ailleurs en Europe, problème réglé.
Il en pense quoi le Dr BOUR ?
Ne risque pas t'on de passer à coté de toutes pathologies dans la mesure ou l'ophtalmo n'a aucun contact avec le patient ?
Quelle différence avec une réfraction sérieuse passée dans un magasin d'optique sérieux ?
Le patient a une ordonnance pour faire ses lunettes, pourquoi ira t il ensuite voir un ophtalmo, attendre plusieurs mois pour être reçu comme dans une usine à la chaine