Les députés examinent à partir d'aujourd'hui une proposition de loi assouplissant le prêt de main-d'oeuvre entre entreprises, soumis à des restrictions depuis 1848. Critiqué par plusieurs syndicats qui y voient une dérive "dangereuse et inacceptable", le texte s'il est voté "libéralisera le partage de salariés par un groupement d'employeurs, possibilité actuellement limitée aux PME se partageant par exemple un secrétariat ou un comptable".
 
Présentée comme un "encouragement à la mobilité professionnelle", la proposition permettrait à des entreprises "de replier momentanément la voilure et de prêter des salariés pendant la crise sans avoir à se séparer définitivement de leurs compétences". "A l'exemple de l'équipementier Inoplast en Ardèche qui va prêter une centaine de salariés au fabricant de bus Iribus-Iveco", note Le Point.

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