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Le projet de suppression de la dérogation autorisant la publicité en optique est suspendu. 

C'est la ministre de la Santé Stéphanie Rist, via son service de presse, qui l'a annoncé.

Elle précise que, « dans le cadre des concertations lancées par la DSS, nous avons senti le secteur s’emparer de ces enjeux de fraudes et de communication abusives, qui nuisent à la qualité des soins ». Le gouvernement souhaite désormais étudier les différentes propositions formulées par les professionnels, qui avaient été invités à transmettre leurs pistes d’aménagement.
À l’origine du projet : certaines pratiques commerciales jugées problématiques par les pouvoirs publics et supposées inciter à la consommation de dispositifs médicaux remboursés par l'Assurance maladie.

Ces dernières semaines, les organisations professionnelles des deux secteurs avaient multiplié les prises de position. Syndicats d'optique et d'audio, ainsi que plusieurs enseignes s'étaient exprimés dans nos colonnes, avec des positions parfois divergentes. 

Un projet discret, un retrait sans bruit

La suspension du projet est aussi étonnante que l'a été son annonce. Sans une manifestation dans la rue, la filière s'est fait entendre. Le gouvernement s'attendait-il à ce que la filière accepte cette proposition sortie du chapeau avec enthousiasme ?

L’interdiction générale s’éloigne donc, mais le dossier n’est pas clos : la question se déplace désormais vers les modalités d’un éventuel encadrement renforcé de la communication commerciale. 

Le sujet n'est d'ailleurs pas nouveau puisqu'il avait été évoqué lors des négociations du 100% Santé en 2019 et, en 2025, a fait l'objet d'un proposition de l'Assurance maladie dans le cadre du rapport Charges et Produits pour 2026.

Le ROF salue le retrait, mais ne veut pas de « statu quo »

Le Rassemblement des Opticiens de France (ROF) se félicite du retrait du projet d’interdiction générale, qu’il jugeait « disproportionné », notamment en raison de ses conséquences sur l’information des patients et la concurrence. Le syndicat estime toutefois que ce retrait ne doit pas conduire au « statu quo » et défend une régulation plutôt qu’une interdiction, avec des règles mieux définies, des contrôles renforcés et des sanctions contre les pratiques abusives. 

Le ROF souhaite l’élaboration de règles déontologiques spécifiques à l’optique. « Nous avons collectivement la responsabilité de mieux encadrer certaines pratiques et de construire des règles exigeantes et applicables à tous », souligne son président Jean-François Porte.

Écrit par la Rédaction

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Hervé Moly jeu 24/09/2026 - 18:27

Faire de la publicité c'est bien ça permet aux consommateurs de comparer les offres des différentes enseignes.
Par contre faire de la publicité sur le zéro reste à charge semble être une mise en danger du système de santé.
J'aimerais connaître les chiffres de la CPAM sur le coût de cette mesure depuis son instoration ?
L'optique,l'audio et surtout le dentaire.
Les patients ou plutôt clients pensent que c'est gratuit mais n'ont pas conscience que forcément il y a des personnes qui payent les factures avec leurs cotisations et le gouffre abyssale de la sécurité sociale.
Perso quand les clients me demande un équipement Rac zéro parce que c'est gratuit, je leur précise que c'est 100% remboursé mais que rien n'est gratuit.

Jerome Coquerel jeu 24/09/2026 - 15:52

Aux syndicats de travailler sur une trame de communications acceptables pour les clients, laprofession et la gouvernance.

Il y en a besoin

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