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Lors du Silmo 2026, le Syndicat des importateurs et distributeurs en optique-lunetterie (Sidol) a présenté les résultats d’une étude consacrée aux nouvelles attentes des consommateurs et aux innovations du secteur.

Si les contraintes financières restent prédominantes sur le marché de la santé visuelle, un équipement se distingue nettement par sa notoriété auprès du grand public : la lunette connectée.

Dans un marché où le pouvoir d’achat impose un arbitrage permanent, 61 % des Français font part de contraintes financières pour leurs équipements et 16 % déclarent reporter des soins visuels pour des raisons de coût, l’innovation technologique peine parfois à trouver son public.

Des services comme la téléconsultation en magasin, l’impression 3D ou la sélection par intelligence artificielle demeurent encore méconnus. À l’inverse, les lunettes intelligentes bénéficient d’une visibilité remarquable : 78 % de la population déclare en avoir entendu parler.

Cette forte notoriété ne se traduit pas encore par une adhésion massive. À ce jour, seuls 16 % des Français ont déjà essayé une paire de lunettes connectées et 7 % ont franchi le cap de l’achat. L’adoption reste principalement portée par les jeunes générations et les profils technophiles. Chez les 18-24 ans, le taux d'équipement grimpe à 23 %, confirmant le profil typique des premiers utilisateurs sur ce segment.

Des usages axés sur le quotidien et la liberté de mouvement

Pour transformer cette curiosité en usage pérenne, le secteur mise sur des fonctionnalités pragmatiques. Les consommateurs expriment un intérêt prioritaire pour les applications qui libèrent les mains au quotidien. 

La traduction instantanée séduit près d’un Français sur deux (49 %), suivie de près par la navigation GPS (44 %) et la prise de photos ou de vidéos (43 %). D’autres fonctions, telles que le suivi sportif, l’aide à l’accessibilité, la présence d’un assistant virtuel ou les applications professionnelles, captent l’intérêt d'environ un tiers de la population.

Mais deux obstacles majeurs freinent encore la généralisation de ces équipements. Le premier demeure le prix de vente, cité par 59 % des personnes interrogées comme la principale barrière à l'achat. Le second réside dans la difficulté à percevoir l'utilité concrète du produit au quotidien. Les craintes liées à la protection des données personnelles (22 %), à la maturité de la technologie (18 %) ou à la fatigue visuelle restent en comparaison plus marginales.

La priorité au cœur de métier de l'opticien

Face à l’arrivée de ces objets technologiques en magasin, la perception de l’opticien par les consommateurs ne varie pas. Ces derniers continuent de le considérer avant tout comme un professionnel de santé et non comme un distributeur de produits électroniques.

Lors de l’acquisition de lunettes connectées, les attentes des clients se concentrent sur l’expertise technique traditionnelle : l’adaptation de la correction visuelle sur le verre, la prise de mesures, le contrôle du confort et la prévention de la fatigue oculaire. L’accompagnement au paramétrage technique ou la synchronisation de l’équipement avec un smartphone ne sont perçus que comme des prestations accessoires.

Écrit par la Rédaction

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