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À la suite des échanges menés depuis le week-end dernier avec le Conseil du Commerce de France (CdCF), d’autres fédérations du commerce et le ministère de l’Intérieur, le Rassemblement des Opticiens de France (Rof) communique un point d'information destiné à accompagner les opticiens dans la sécurisation de leurs points de vente et de leurs équipes, en prévision de la journée du samedi 24 octobre 2026.

Les recommandations aux opticiens exposés

Le Rof recommande vivement aux opticiens d'anticiper la journée du 24 octobre et de se signaler auprès des autorités si leur magasin est implanté en centre-ville, dans une zone commerciale sensible ou à proximité d'un parcours susceptible d'être emprunté par les manifestants.

Il est recommandé de se rapprocher au plus vite de trois interlocuteurs :

  • La préfecture : pour se faire connaître comme commerce potentiellement exposé, solliciter les informations sur les parcours et obtenir une évaluation du risque pour le secteur avant d'arbitrer le maintien ou non de l'ouverture du magasin.
  • Le référent sûreté (Police nationale ou Gendarmerie nationale) : selon le lieu d'implantation (liste départementale jointe par le syndicat), pour s'informer de la situation locale, des mesures de prévention préconisées et des dispositifs prévus.
  • La Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) : en lien avec les préfectures et les services de l'État pour relayer les informations et dispositifs locaux auprès des commerçants.

Mesure de prévention en magasin

Au-delà des démarches administratives et du contact avec les forces de l'ordre, la mise à l'abri des montures à l'extérieur de la surface de vente et du magasin constitue une mesure de précaution pour pour sécuriser la marchandise face aux risques d'effraction.

Point sur la situation et les mesures gouvernementales

Les événements des 17 et 18 octobre ont donné lieu à d'importants travaux d’investigation, d’identification et d'anticipation de la part des pouvoirs publics. Ces opérations se sont traduites par l’interpellation de nombreuses personnes impliquées dans des actes de casse et de pillage, ou soupçonnées d'avoir participé à leur organisation.

La gestion du maintien de l'ordre s'effectue au niveau local : l'autorisation, l'interdiction ou l'encadrement des rassemblements dépendent des préfets, qui évaluent les risques au regard des circonstances sur le terrain. Si le Gouvernement n'envisage pas la mise en place de l’état d’urgence à ce stade, des mesures de couvre-feu s'appliquent déjà depuis le début de la semaine dans plusieurs quartiers et communes particulièrement exposés.

De son côté, le ministère de l'Intérieur garantit une forte mobilisation de la police et de la gendarmerie sur le terrain. L'objectif affiché reste « la protection des magasins et la prévention des débordements, en particulier aux abords des itinéraires empruntés ».

Écrit par la Rédaction

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