Peut-on agir avant même l'apparition de la myopie ? 

C'est la question soulevée par le cas clinique présenté par Marion Wolff, orthoptiste à Barr et Obernai (Bas-Rhin), qui a remporté le Miyosmart Case Contest 2026, un concours européen organisé par Hoya autour de la prise en charge de la myopie.

L'événement réunissait des professionnels de plusieurs pays européens, invités à présenter un cas clinique particulièrement intéressant de patient équipé de verres freinateurs Miyosmart. 

Après une première sélection par un jury indépendant, trois finalistes ont été invités à défendre leur dossier lors du congrès de l'European Academy of Optometry and Optics (EAOO), à Riga, en Lettonie. 

  • C'est finalement la Française qui a remporté le premier prix !

Une patiente équipée avant l'apparition de la myopie

Pour se démarquer, Marion Wolff a choisi de présenter une approche encore peu répandue, développée avec le Dr Jérôme Harquel, ophtalmologiste : équiper de verres freinateurs des enfants prémyopes, avant même qu'ils ne deviennent myopes.

Le cas présenté concerne une jeune fille aujourd'hui âgée de 12 à 13 ans, équipée depuis quatre ans et demi de verres Miyosmart plans, donc sans correction optique.

  • La patiente présentait plusieurs facteurs de risque : une mère myope, un frère atteint d'une myopie évolutive apparue dès l'âge de 5 ans, mais aussi une longueur axiale élevée et une réfraction située entre +0,25 dioptrie et zéro. Elle présente donc de nombreux facteurs à risques de développer une myopie. 

Après quatre ans et demi de suivi, à raison d'un contrôle tous les six mois, la jeune fille n'a toujours pas développé de myopie.

« Évidemment, il faut prendre toutes les précautions nécessaires, mais on peut dire que c'est quand même une franche réussite », souligne Marion Wolff.

Ce résultat reste toutefois celui d'un cas individuel. Il ne permet pas de démontrer scientifiquement que les verres Miyosmart ont empêché l'apparition de la myopie, d'autant que la patiente bénéficie également d'habitudes favorables, avec des activités régulières en extérieur et une exposition limitée aux écrans.

Dans notre interview vidéo en haut d'article, Marion Wolff revient sur cette distinction européenne, les particularités de ce cas clinique et l'intérêt d'identifier les enfants à risque avant l'apparition de la myopie.

Écrit par la Rédaction

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