Les 2èmes Journées Vision d'Avenir ont débuté hier soir à Lyon, avec une soirée de gala qui a réunit des invités de toute la filière : opticiens, ophtalmologistes, fabricants... Ce vendredi a été consacré à deux conférences professionnelles.

Le marché porteur des lunettes de protection

La première table ronde a fait le point sur la prévention et la protection en matière de santé visuelle. Expliquée par l'avocat Maître Monod, une directive européenne oblige les entreprises à prévenir les dommages sanitaires chez leurs salariés en aménageant leur environnement de travail. Et les opticiens ont un rôle à jouer en matière de santé visuelle. « Les problèmes liés aux yeux représentent 7,5% de l'ensemble de nos accidents de travail», souligne Denis Matuszak, responsable QHSE (qualité-hygiène-sécurité-environnement) chez Veolia Sud-Est. Certains fabricants, comme Essilor, s'impliquent : « Nous rencontrons des entreprises, les médecins du travail, pour les informer sur la vision, optimiser l'ergonomie des postes de travail », explique Véronique Loncke, responsable activité entreprise à la direction de la santé visuelle d'Essilor France. Outre la prévention, les opticiens peuvent aussi se positionner sur les lunettes de protection correctrices : seules 50 000 sont vendues par an (de 150 à 300 euros), contre 6 millions de « sur lunettes », moins efficaces et confortables. Pour sensibiliser les entreprises à ces questions, Vision d'Avenir équipera un camion qui ira à leur devant, a dévoilé Thierry Caillat, Président de l'association.

Lunettes et complémentaires santé : pour des contrats « responsabilisants »

Une seconde table ronde a élaboré des pistes pour établir une « relation gagnant/gagnant entre entreprises, assureurs et opticiens pour la satisfaction de l'assuré ». « Les Ocam et les opticiens ont un destin commun, il faut satisfaire le client final » rappelle l'opticien Laurent Thorillon. Mais tout n'est pas si simple. Isabelle Bohec, DRH, explique que le principal critère de sélection d'un contrat collectif reste l'absence de reste à charge et le tiers-payant. Il est difficile pour nous d'expliquer aux assurés qu'il y a des bons ou des mauvais opticiens », souligne-t-elle, en se disant ouverte à « des explications sur le métier ». Mais les critères de proximité, de rapport qualité / prix et d'innovation sont aussi important, estime Pascal Ronzon, responsable Grands Comptes et Expertises de l'institut de prévoyance Apicil. Vision d'Avenir préconise ainsi le développement de contrats qui « responsabilisent » le consommateur, dotés d'un « bonus fréquence » : le porteur est mieux remboursé s'il renouvelle son équipement tous les 3 ans plutôt que tous les ans. L'association plaide aussi en faveur du choix, avec une offre qualitative de base sans reste à charge, mais qui laisse la possibilité au porteur de payer de sa poche pour un équipement supérieur.

Cet après-midi, la secrétaire d'Etat à la Santé Nora Berra a inauguré le Village de l'Optique, installé Place de la République au coeur de Lyon : jusqu'à demain soir, des ateliers pédagogiques et des stands accueilleront les visiteurs grand public, qui pourront tester leur acuité visuelle, s'informer sur les maladies oculaires, découvrir les innovations produits ou encore apprendre les secrets de la fabrication de montures. L'Asnav, Essilor, Johnson & Johnson Vision Care, Oakley, Oxibis, Marchon, Transitions Optical et Retina France participent à cette manifestation.


En début d'après-midi, la secrétaire d'Etat Nora Berra coupe le cordon d'inauguration du Village de l'Optique, aux côtés de l'opticien Thierry Caillat, cofondateur de Vision d'Avenir.


Jusqu'à demain, le grand public pourra découvrir les stands du Village et faire tester sa vue.

Écrit par la Rédaction

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