"Publicité, formation et patrimoine de l'opticien" étaient les thèmes traités lors du 4ème congrès de la Fnof, qui s'est tenu ce week-end à Biarritz.
Des orateurs de qualité se sont succédé à la tribune. Michel Long, opticien à Senlis (60) et Président de la CPR Cram Nord-Picardie et Frédérique Laville-Leroy, directeur marketing Essilor, ont mis l'accent sur la nécessité de valoriser le métier, le produit, le service, et non plus axer la communication sur le discount, le prix et particulièrement sur la 2ème paire, celle-ci n'ayant plus un caractère différenciant vis-à-vis de la concurrence. Ce message a tendance à déstabiliser le consommateur, à le faire douter de la qualité et du prix réel d'une paire de lunettes.

Christian Semel, inspecteur chargé des programmes du BTS OL a expliqué de façon très claire, l'historique de la création du BTS OL en 1965, dont le programme a été modifié en 1997. Il a précisé qu'il ne fallait pas confondre formation et exercice de la profession. Si l'Education Nationale construit le programme, c'est la profession qui définit le périmètre du métier. Quant à Guy Garnier, directeur du Forco, il s'est exprimé sur le rôle de cet organisme paritaire collecteur agréé, dont dépend l'optique et ce que les opticiens peuvent en attendre.

Dimanche après-midi, Franck Bonin, Directeur de la Société Générale Private Banking Paris a axé sa conférence sur l'outil professionnel, véritable instrument d'optimisation du patrimoine. La valorisation d'une affaire se situe en moyenne à 80% du chiffre d'affaires HT, selon les différents critères d'évaluation évoqués par Joël Pally, de la société Immoptic, spécialiste en transaction optique.

Dans ses conclusions, Alain Gerbel a insisté sur la possibilité de continuer les négociations avec le Synope sur les dossiers importants, à savoir : le décret de compétences, les caractéristiques du diplôme, la formation et le mode d'exercice de la profession.Concernant l'accord de branche, signé par l'UDO, la Fnof va engager un recours au niveau de l'extension : "avant toute signature et négociation de salaire, il faut revoir la classification de la convention collective. L'augmentation, tel qu'elle est prévue est inconcevable."

Il est à souligner que la mobilisation des opticiens devient difficile. Malgré la qualité des interventions, la motivation, le dynamisme et le dévouement des organisateurs, une quarantaine d'opticiens seulement ont fait le déplacement à Biarritz.


De gauche à droite : Didier Garrigues, Alain Gerbel, Christian Semel, Guy Garnier

Écrit par la Rédaction

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