Nous vous avions déjà parlé de Fabien Leroy, opticien champion de France et du monde de Scrabble, ainsi que de Jean-Jacques Bedu, opticien auteur de plus d'une dizaine d'ouvrages, notamment consacrés aux croyances et aux mythes. Les opticiens performent au-delà de la filière, et il faut désormais compter avec une opticienne sportive de haut niveau, Léa Caurant. Fraichement titulaire d'un BTS opticien-lunetier obtenu en juillet dernier, Léa est aussi vice-championne de France de vitesse en Canoë-kayak. Retour sur une success story d'opticien...
A 20 ans, Léa Caurant est le jeune espoir féminin du canoë-kayak club de Quimperlé (CKCQ), et même de la France entière depuis sa performance au dernier championnat hexagonal. C'est en sixième, à l'âge de 12 ans, que notre future opticienne a débuté ses premiers pas au CKCQ. « Au départ, explique-t-elle dans une interview à Ouest France, on découvre toutes les disciplines, dont le slalom et la descente, aux Roches du Diable. Ça me faisait tellement peur que j'ai failli arrêter. » Mais cela n'arrivera pas, bien au contraire, puisque deux ans plus tard elle commence à s'entraîner à la course en ligne, qui lui « a tout de suite plu ». Les séances deviennent plus nombreuses, et la rigueur de Léa l'emmène jusqu'à devenir championne de France cadette. Elle intègre alors le Pôle espoir de Rennes, pour sportifs de haut niveau, en 1ère et terminale. Puis vient le BTS, pour lequel elle a « un régime spécial » : « deux jours de classe, et le reste du temps, je m'entraînais, 18h par semaine », détaille-t-elle.



Les derniers mois ne sont pas de tout repos, entre les dernières épreuves du BTS et les différents championnats : en mars, Léa et sa partenaire, Léa Jamelot, deviennent championnes de France de fond (5 km) en K2 (kayak à deux places) ; en mai, notre opticienne s'envole pour la Pologne où se dispute la Coupe du monde ; en juin, enfin, les championnats d'Europe se déroulent en même temps que les épreuves pratiques du BTS. Léa négocie le virage et passe ses examens une semaine en avance. Ses efforts se révèlent payant, du moins pour le BTS opticien-lunetier qu'elle décroche sans difficulté. Côté sport, la déception est grande pour notre championne qui ne parvient pas à se qualifier pour les finales. Mais ce ne sera que partie remise, Léa devenant ce même mois de juillet, vice-championne de France de vitesse sur 500 m.
Son diplôme en poche, Léa souhaite maintenant concilier sa vie professionnelle et sa carrière de sportive de haut niveau. Elle recherche pour la rentrée un mi-temps d'opticienne, à Rennes où se poursuivent ses entraînements.

Écrit par la Rédaction

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