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Les résultats publiés le 8 septembre par le rapport PISA placent la France au 27e rang des pays de l'OCDE (sur 38). 

Les élèves français obtiennent 456 points en compréhension de l’écrit et 458 en mathématiques, avec un recul de 16 points. Plus de 760 000 jeunes de 15 ans issus de 91 pays et économies ont participé à cette édition.

Un enfant sur quatre concerné lors du dépistage

Pour le SNAO, les difficultés scolaires ne peuvent être analysées sans prendre également en compte la vision

Lire, écrire ou copier au tableau ne nécessitent pas seulement une bonne acuité visuelle. 

Coordination des deux yeux, mouvements oculaires, maintien du regard sur une ligne ou encore coordination œil-main participent aussi aux apprentissages. Certains troubles neurovisuels peuvent ainsi perturber la lecture ou l’écriture alors même que l’enfant voit net.

« Un trouble visuel corrigé à temps, c'est un obstacle en moins sur le chemin de la lecture et des mathématiques » 

Mélanie Ordines, présidente du SNAO, qui appelle à un déploiement plus large du dépistage.

Le syndicat s’appuie notamment sur les résultats du dispositif DP2O, qui organise depuis 2021 un dépistage visuel par des orthoptistes auprès des enfants de petite section de maternelle. 

En 2025, 24 % des enfants dépistés présentaient un trouble visuel. Près de 40 000 enfants ont bénéficié de ce dépistage au cours de l’année scolaire 2025-2026.

Le SNAO réclame un dépistage plus largement accessible

Les orthoptistes peuvent déjà réaliser en accès direct, sans ordonnance médicale, certains bilans visuels chez l’enfant, notamment entre 9 et 15 mois puis entre 2 ans et demi et 6 ans. 

Le SNAO estime toutefois que ces possibilités restent insuffisamment connues et que le dispositif DP2O demeure trop limité géographiquement.

Dans le contexte des mesures envisagées après la publication de PISA 2025, le syndicat demande donc que le dépistage visuel précoce, y compris dans sa dimension neurovisuelle, soit davantage intégré aux politiques de prévention de l’échec scolaire. Il plaide également pour un meilleur accès aux bilans afin de faciliter les parcours de soins.

Écrit par la Rédaction

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