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Une proposition de loi déposée le 23 juin à l'Assemblée nationale pourrait modifier en profondeur l'organisation de la formation continue des professionnels de santé. Porté par le député Thibault Bazin et plusieurs de ses collègues, le texte vise à simplifier un système jugé trop complexe, en rapprochant le développement professionnel continu (DPC) et la certification périodique.
Pour les professions dépendant d'un Ordre
Les auteurs du texte estiment que les obligations actuelles se sont accumulées au fil des réformes. Depuis 2023, les professionnels de santé soumis à un Ordre doivent en effet satisfaire à la fois aux exigences du DPC et à celles de la certification périodique, créant selon eux des redondances, des difficultés de compréhension et des risques de fraude. Ils s'appuient notamment sur un rapport de la Cour des comptes publié en 2024, qui recommandait déjà de fusionner les deux dispositifs.
La principale évolution proposée consiste à supprimer l'obligation de DPC pour les professions disposant d'un Ordre, au profit de la seule certification périodique*. Les professions non ordinales continueraient, elles, à relever du DPC. Par ailleurs, la durée du cycle de DPC passerait de trois à six ans afin de s'aligner sur celle de la certification périodique.
Le texte prévoit également une réorganisation de la gouvernance. L'Agence nationale du développement professionnel continu (ANDPC, en voie de démantèlement) disparaîtrait au profit de la Haute Autorité de santé (HAS), qui récupérerait le pilotage scientifique des deux dispositifs. Une nouvelle commission spécialisée serait créée au sein de la HAS afin d'élaborer les méthodes de formation, de définir les orientations scientifiques et de veiller à la prévention des conflits d'intérêts. La gestion administrative et financière serait confiée à une autre autorité, désignée par décret.
Enfin, la proposition de loi entend donner davantage de poids aux Conseils nationaux professionnels (CNP), qui participeraient à l'élaboration des référentiels de formation propres à chaque profession ou spécialité. Les actuelles orientations prioritaires du DPC seraient supprimées, au profit de référentiels davantage adaptés aux pratiques de terrain.
Ce que la loi changerait pour les opticiens
- Ils continueraient à être soumis au DPC. La suppression du DPC ne concernerait que les professions inscrites à un ordre.
- Le cycle du DPC passerait de 3 à 6 ans, afin de l'aligner sur la certification périodique.
- Les référentiels de formation seraient revus, avec une implication renforcée des Conseils nationaux professionnels (CNP) ou, lorsqu'il n'en existe pas, des représentants de la profession. Les orientations prioritaires nationales du DPC seraient supprimées au profit de référentiels propres à chaque profession ou spécialité.
- La gouvernance évoluerait : l'Agence nationale du développement professionnel continu (ANDPC) disparaîtrait et le pilotage scientifique serait confié à la Haute Autorité de santé (HAS).
Contrairement aux ophtalmologistes, les opticiens conserveraient donc une obligation de DPC, mais dans un cadre réorganisé et avec une périodicité portée à six ans.
Le texte doit désormais être examiné par la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale avant un éventuel débat en séance publique. Son entrée en vigueur est prévue au plus tard le 1er janvier 2027, sous réserve de son adoption.
*La certification périodique est un dispositif distinct du DPC, créé par la loi du 24 juillet 2019 et entré en vigueur le 1er janvier 2023. Elle vise à s'assurer, tout au long de la carrière, que certains professionnels de santé disposant d'un Ordre maintiennent leurs compétences et actualisent leurs connaissances.
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"Une nouvelle commission spécialisée serait créée au sein de la HAS afin d'élaborer les méthodes de formation"
donc on enlève l ANDPC pour en créer une autre.....l'administration française éclatée au sol