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À l’occasion des 15 ans de l’association Origine France Garantie, Krys Group a été de nouveau récompensé pour son engagement en faveur du “Fabriqué en France”, portant à cinq le nombre de distinctions reçues pour sa stratégie industrielle nationale. Cette reconnaissance vient couronner un projet particulièrement innovant porté par le Groupe : l’installation de mini-usines de fabrication de lunettes directement en magasin.
Sylvain Pierson, à gauche, directeur stratégie, innovation et RSE de Krys Group, et Christophe Lallau, directeur général de Codir
Une première en France
Ce concept, inédit en France, repose sur l’idée de rapprocher la fabrication du client final, en lui offrant la possibilité de personnaliser sa monture et d’assister à tout ou partie de sa création. Le client choisit parmi 15 coloris, 13 formes, 3 longueurs de branches et 3 tailles standard (pour éviter la complexité du strict sur-mesure), puis peut assister à la découpe de la plaque d’acétate. Les étapes les plus techniques, comme le polissage, sont réalisées à l’arrière-boutique, mais des opérations comme l’assemblage de la monture peuvent se dérouler sous ses yeux, « réenchantant ainsi son expérience », nous explique Sylvain Pierson, directeur stratégie, innovation et RSE de Krys Group.
2 magasins test
Le processus complet prend entre 48 et 72 heures, incluant les phases de découpe, polissage, et montage. Le temps de travail réel d’un opérateur humain est estimé à 30 à 45 minutes, le reste étant assuré par des machines.
Le projet est en phase pilote dans deux magasins : Morteau, dans le Jura, depuis avril 2025, et Salon-de-Provence, en centre-ville, depuis le début du mois de juin. Ces deux points de vente, dirigés par des opticiens administrateurs du réseau, ont été choisis non par favoritisme, mais parce qu’ils font partie d’un groupe restreint d’associés volontaires, prêts à tester de nouveaux concepts pouvant potentiellement échouer.
Krys Group prévoit une phase d’observation jusqu’à la fin de l’année pour évaluer la pertinence du modèle, avant de l’étendre à d’autres points de vente.
Dispositif déployé en magasin : à gauche, les montures Origine. A droite, un appareil pour découper l'acétate.
Développer la RSE...
Au-delà de l’expérience client, ce projet s’inscrit dans une stratégie industrielle et RSE plus large. « Il permet de réduire les stocks d’invendus, donc l’empreinte environnementale », explique Sylvain Pierson, « tout en répondant à une double exigence : produire localement et proposer un produit de qualité, innovant et accessible (comptez un prix de vente d'environ 200 euros la monture) ». Cette initiative illustrerait la volonté de Krys Group de maîtriser sa chaîne de valeur de bout en bout, de la conception à la distribution.
...et l'expérience client
Le concept repose également sur un modèle hybride : certains magasins pourraient devenir de véritables ateliers de production desservant des points de vente environnants, où le client pourrait essayer les modèles grâce à des échantillons physiques et des dispositifs de réalité augmentée. Chaque magasin test dispose d’exemplaires de chaque forme et couleur, pour que le client puisse essayer la monture avant de se décider.
Reconnecter le collaborateur à la matière
Ce projet est aussi une manière de redonner du sens au métier de lunetier, en reconnectant les collaborateurs à la matière et à la fabrication, à mi-chemin entre artisanat et technologie. Bien que certaines opérations comme le polissage manuel puissent rebuter certains professionnels peu enclins aux manipulations, Krys Group n’envisage pas d’imposer ce modèle. Il s’agit d’une offre complémentaire, pensée pour des magasins d’une certaine taille, avec un flux de passage suffisant pour justifier l’investissement.
En réutilisant la marque “Krys Origine”, ce service veut se distinguer en positionnant la nouvelle offre comme premium, locale, personnalisée et responsable. Une unité de production centralisée sur le site de Codir à Bazainville devrait voir le jour pour accompagner les magasins qui se mettront à proposer ce service.
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Que le projet réponde au « S » de RSE en favorisant la valeur ajoutée sur le territoire, ok ! Mais l’argument de la réduction des invendus me semble faible face à l’efficience énergétique et matérielle d’une production à faible volume VS l’efficience d’une production par milliers d’unité. A cela, rajoutons le transport des matériaux de fabrication jusque dans le magasin où ils seront désintégrés à 80% VS le transport d’une monture finie de 50g. Ça me fait penser au télédétourage des verres en Asie (10 grammes) VS le transport d’un semi-fini (40 grammes et +) jusqu’en France…. Sujet complexe n’est-ce pas !?
Ah le RSE le nouveau sésame marketing.
La vrai écologie c'est de vendre le moins possible de montures...
La fabrication française avec des machines qui viennent d'où déjà?
45 minutes pour mettre deux vis en faites.
Rien n'arrête le ridicule...