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Deux magasins ouverts en deux ans, quinze ans d’expérience terrain et une trajectoire construite autour de l’essentiel : le soin, la technicité et la relation client. Boris Berejnoi opticien au Pays basque, incarne cette nouvelle génération d’opticiens entrepreneurs qui cherchent à se développer en restant fidèle à leur vision du métier. Après avoir exercé chez un indépendant puis en franchise, il a choisi en 2022 de rejoindre Atol et son modèle coopératif.
Boris, vous avez connu plusieurs modèles avant de vous lancer. Qu’est-ce qui a guidé votre réflexion d'entrepreneur ?
J’ai toujours aimé mon métier, et j’avais envie de construire un projet qui me ressemble. En tant que responsable de magasin, j’ai découvert le plaisir de structurer une démarche de soin et de développer une relation client durable. J’ai même envisagé une franchise en optique à l’étranger, mais cela m’a fait comprendre que je ne voulais pas entreprendre dans un cadre trop contraint.
Je cherchais un modèle qui respecte mon indépendance d'opticien tout en m’offrant la force d'un réseau pour me développer sereinement. En 2022, rejoindre la coopérative Atol a été le déclic.
En 2022, vous rejoignez Atol et ouvrez rapidement deux magasins. Qu’est-ce qui a fait la différence dans votre installation ?
Au sein de la coopérative, tout s’est accéléré. Avec ma co-associée Marie-Caroline Séguier, nous avons ouvert un premier point de vente à Saint-Pierre-d’Irube (64). Le projet a rapidement trouvé sa clientèle.
Le second magasin, ouvert en 2024 à Cambo-les-Bains (64), a été pensé dans une démarche encore plus personnelle, orientée bien-être, en étroite collaboration avec le service architecture d’Atol. L’espace d’attente a été conçu comme une étape du parcours patient, en résonance avec une clientèle en partie composée de curistes : végétalisation pour créer une atmosphère apaisante, playlist douce pour accompagner la détente, et canapés en velours pour renforcer une sensation de cocooning et de confort avant la prise en charge.
Cette approche terrain, nourrie par le dialogue avec les équipes d’Atol, a retenu l’attention du service architecture, qui envisage aujourd’hui d’en intégrer certains principes au concept de l’enseigne. C’est ce que j’apprécie dans la coopérative : ce que l’on construit localement, avec l’appui du collectif, peut ensuite bénéficier à l’ensemble du réseau.
Vous semblez trouver un équilibre entre indépendance et accompagnement. Comment le collectif Atol sécurise-t-il votre quotidien de chef d'entreprise ?
Le collectif est aussi un vrai levier parce qu’il sécurise sans contraindre. Le cadre existe, il est structurant, mais il me laisse pleinement maître de mes décisions. Je peux adapter mon magasin à mon territoire et à ma clientèle, tout en sachant que je ne suis jamais seul.
Au quotidien, cela se traduit par un accès direct aux équipes du siège, que ce soit sur le marketing local, les produits ou la formation. Quand un sujet se présente, je peux m’appuyer sur des interlocuteurs qui connaissent le terrain. Hier encore, j'ai passé une heure au téléphone avec mon administrateur régional pour affiner une stratégie locale. Cette intelligence collective propre à cette coopérative me fait prendre de meilleures décisions. J'ai 15 ans d'expérience en optique, mais en tant qu'entrepreneur, je suis un junior. Pouvoir bénéficier du retour d'expérience de mes pairs dans le réseau Atol, c'est un accélérateur et une sécurité. La reconnaissance du réseau, avec la nomination "Espoir 2024" confirme que l’on va plus loin ensemble.
Boris Berejnoi et Marie-Caroline Séguier, binôme de co-associés, nommés à l’Atol Award
Au-delà de l'accompagnement, qu'est-ce qu'Atol vous apporte sur le plan technique et commercial ?
Atol est véritablement tournée autour de l’innovation et cherche à fournir le meilleur de l’expertise technique. Le service achats fait un vrai travail de veille et de référencement des solutions les plus pertinentes du marché. À partir de là, je choisis les technologies que j’intègre en magasin, notamment auprès de partenaires comme EssilorLuxottica, en fonction de ma pratique et des besoins de ma clientèle.
La technique, pour moi, n’a de valeur que si elle sert le conseil. L’essentiel reste l’anamnèse : prendre le temps de comprendre le quotidien du client, ses usages, ses contraintes visuelles. C’est à partir de là que je peux orienter vers la bonne solution, sans jamais décider à sa place.
Cette approche se retrouve aussi dans l’offre que je propose en magasin. Atol me permet de m’appuyer sur des collections exclusives à la fois tendance et adaptées aux usages, tout en conservant une démarche d’accompagnement personnalisé et responsable, notamment avec des collections fabriquées en France comme Oneo, Ameya ou Latitude.
Vous avez récemment recruté. Quel regard portez-vous sur la nouvelle génération et sur la transmission du métier ?
La transmission est essentielle et c'est un point fort de la coopérative. Avec mon associée Marie-Caroline, on a recruté une opticienne diplômée et une alternante bluffante. Elle dément tous les préjugés sur la gen Z : curieuse, motivée, avec une soif d'apprendre qui déborde. C'est un bonheur d'avoir une équipe où l'on partage cette même vision humaine du métier.
Chez Atol, cette transmission se fait aussi entre associés. Lors des formations ou des rencontres régionales, des opticiens aux parcours très différents se croisent : ceux qui ont beaucoup de recul et ceux qui arrivent avec un regard neuf. Chacun apprend de l’autre.
Clara Algudo-Barcelona, alternante en BTS OL, et Clara Christiaens, opticienne, à Saint-Pierre d'Irube et Cambo-les-Bains (64)
Passer du statut d'opticien à celui de dirigeant est un défi. Comment avez-vous appréhendé cette nouvelle posture ?
Honnêtement, au début, ce n’était pas simple. J’ai un tempérament de fonceur et il y a eu une période où je ramenais trop de pression à la maison. La charge mentale est énorme. Ce qui m’a aidé, c’est le collectif : pouvoir en parler avec d’autres associés, partager nos expériences. Chez Atol, on peut dire les choses, demander de l’aide, et ça change tout.
Atol a justement créé un cycle de formation certifiant avec la grande école de commerce Audencia pour accompagner les associés dans leur rôle de chef d’entreprise. J’ai décidé de le suivre. Ça me permet de mieux piloter mon activité, de gérer mes finances et mon stock, de structurer ma stratégie, mais aussi de travailler sur le management et la posture de dirigeant. Ce programme m’a donné des outils concrets et surtout une vraie prise de hauteur. Aujourd’hui, je m’écoute davantage et je m’entoure. Entreprendre, ce n'est pas un parcours sans embûche, et avec la coopérative, ce n’est pas un marathon solitaire.
Avec le recul, qu’est-ce que vous apporte Atol que vous n’auriez pas trouvé ailleurs ?
La possibilité d’entreprendre comme je l’imaginais, avec plus de moyens, plus de sérénité et plus de perspectives. La coopérative évolue en permanence, que ce soit sur le Made in France, le reconditionné avec Lunettes de Zac ou les nouvelles formations pour être référent sur la basse vision. J’ai rejoint la coopérative car elle est alignée avec ma vision : celle d'un opticien tourné vers le soin et l'humain. Aujourd’hui, je peux me développer en valorisant l’essence même de mon métier.
Vous aussi, vous souhaitez rejoindre une enseigne qui accompagne votre développement ? Contactez Laurie Garnier au 01 74 34 51 40 ou l.garnier@atol.fr.
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