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Avec son nouveau concept « phygital », Philippe Wargnier met la technologie au service de la vente et du client. Après le lancement il y a 6 ans d’Evioo.com, qui compte 400 opticiens partenaires, c’est sous forme de corners « shop in shop » qu’il propose désormais sa vision de l’optique. Annoncés début 2015, les kiosques « Les lunettes selon Evioo » se concentrent sur une vingtaine de mètres carrés au cœur des centres commerciaux pour capter du trafic. Ils sont équipés d’outils digitaux pour une expérience d’achat hors du commun, tout en gardant les prix du web.

Une expérience 100% digitale

Aussi, l’opticien ne dispose d’aucun stock de montures sur place. Le porteur sélectionne le ou les modèles qu’il souhaite porter à partir d’un miroir d’essayage virtuel à réalité augmentée. Ce dernier est doté d’un outil analytique, basé sur un principe de reconnaissance morphologique qui va lui proposer une sélection de lunettes correspondant à son style. Développé par Evioo, ce service repose sur trois briques essentielles : la couleur des yeux et des cheveux, le look de la personne et les mesures du visage (écart pupillaire, largeur des tempes...).

« C’est un outil multi critères et auto apprenant, qui affine ses résultats au fur-et-à mesure. Dans 90% des cas, le client choisit l’une des montures qui lui est proposée et qui n’était pas forcément celle qu’il était venu chercher, explique Philippe Wargnier. De plus, l’outil est relié à notre stock, composé de plus de 100 marques, donc le modèle peut être reçu dès le lendemain pour une commande passée avant 16h le jour même. L’opticien présente ensuite au client les différents verres et traitements et l’accompagne dans son choix», précise-t-il.

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Sur des grands écrans de 42 pouces, le client découvre avec l’opticien une sélection de montures hyper personnalisée

Un développement important en 2016

Avec une première ouverture en septembre 2015 à Grenoble (centre commercial Grand’Place), Evioo créé une nouvelle relation avec le porteur. Ce premier kiosque réalise 5 à 10 ventes par jour et emploie à l’heure actuelle 3,5 salariés. « Près de 14 millions de visiteurs par an fréquentent ce centre commercial, ce qui nous offre un fort potentiel après seulement quelques mois d’ouverture », souligne Philippe Wargnier qui compte recruter davantage alors que la négociation d’une quinzaine d’emplacements est en cours. « Nous recrutons désormais des franchisés pour ouvrir des kiosques notamment dans les Pyrénées-Atlantiques (64), les Bouches-du-Rhône (13), en Haute-Savoie (74) et Haute-Garonne (31). Une deuxième ouverture est d’ailleurs prévue en ce début d’année à Toulouse. Il faut compter 80 000€ pour se lancer. Avec 30 000€ d’apport personnel, nous proposons des plans de financement. C’est une solution idéale pour les jeunes qui souhaitent démarrer dans l’optique», conclut-il.

Écrit par la Rédaction

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Denis Gosset mer 06/01/2016 - 12:28

@Philippe Levasseur, c'est vrai que je vois plus cette digitalisation dans la "boutique" de l'opticien et en partenariat avec l'opticien. Le kiosque me semble plus un outil de com'. A voir dans la durée. Cependant j'ai le sentiment que les opticiens n'ont pas non plus suivi Evioo sur ce sujet. Evioo cherche donc aussi à prouver que d'autres choses, d'autres manières de faire sont possibles. Nous avons la même approche de vouloir apporter des solutions aux opticiens avec notre place de marché Color Optical. Je pense qu'il y a de belles choses à faire avec les opticiens. C'est dommage que l'effort pour les convaincre soit si important. L'innovation par internet avec et pour les opticiens n'est pas toujours bien reçu

Philippe Levasseur mar 05/01/2016 - 09:25

Puisqu'il avait semblé nécessaire d'avoir des magasins physiques pour compenser les insuffisances du choix en ligne, l'évolution évidente selon Monsieur Warnier est donc de remplacer le magasin physique , au moins niveau stock par un magasin physiquement virtuel. Gageons que les prises de mesures se feront par des méthodes purement virtuelles, les montures étant virtuellement ajustées par des vendeurs virtuellement opticiens. Pour n'importe quel opticien ayant un minimum de conscience professionnelle et d'amour du métier ce serait naturellement l'occasion d'un gros rire devant une telle plaisanterie, malheureusement c'est sérieux, et nul doute que le vernis de modernité apporté par ce contexte ne séduise une part de la clientèle et certains vendeurs de lunettes. Soyons gentils, il y aura quand même présence physique d'un supposé opticien auprès du client, ce qui, pourra rassurer, à défaut de garantir la qualité du résultat et sera moins pire que l'achat en ligne.
Mais quand je pense à ce que pourrait être notre métier si les outils étaient mis à son service sérieusement et non dans un unique souci de marketing. En attendant de faire meilleurs, il faudra se contenter de moins pire.

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