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Le Sidol a décerné ce mercredi le titre d’Opticien de l’année 2026 à Baptiste Brulant, au terme d’une sélection de six finalistes. 

Jean-Michel Lambert, président du Sidol, a salué un parcours marqué par l’entrepreneuriat, la transmission, l’enseignement et l’engagement auprès des jeunes générations.

Mais au moment de recevoir son trophée, Baptiste Brulant a surtout choisi de parler des autres. « S’il y a bien une chose à dire aujourd’hui, c’est merci », a-t-il lancé, avant d’associer ses collaborateurs à sa récompense. Son entreprise, créée en 1938, a vu se succéder trois générations : « Recevoir ce titre, c’est une fierté personnelle, mais c’est surtout la récompense d’une aventure familiale et collective qui dure depuis près de 90 ans. »

« Notre plus beau patrimoine, ce ne sont pas nos magasins »

Enseignant et membre de jurys, le lauréat a consacré une partie de son discours à la transmission. Il a notamment appelé les opticiens à ouvrir davantage leurs portes aux apprentis : « Transmettez vos gestes, votre exigence et votre passion, car notre plus beau patrimoine, ce ne sont pas nos magasins, ce sont les professionnels que nous formerons aujourd’hui. »
Aux étudiants et jeunes diplômés, il adresse également quelques mots : « Soyez curieux, osez, essayez, échouez parfois, mais recommencez toujours. »

« Un opticien change le quotidien de la personne qui porte ses lunettes »

Face à l’intelligence artificielle, aux lunettes connectées et aux transformations du marché, Baptiste Brulant estime que l’essentiel du métier demeure : « Un marchand de lunettes vend une paire de lunettes. Un opticien, lui, change le quotidien de la personne qui la porte. »
Et d’ajouter : « L’innovation ne remplacera jamais la compétence, l’écoute ou le regard d’un professionnel. » Pour lui, la valeur de l’opticien « ne se mesure pas au prix d’une paire de lunettes, mais à la confiance que nous inspirons et aux services que nous rendons chaque jour à nos clients ».

Baptiste Brulant devant le Sénat, accompagné de son épouse, sa mère et ses amis

Un hommage à son père

Le moment le plus émouvant intervient lorsque le lauréat revient sur ses débuts. En 2007, tout juste diplômé de son BTS, Baptiste Brulant perd son père, avec lequel il pensait poursuivre l’aventure familiale.
« J’avais toujours imaginé travailler avec lui. La vie en a décidé autrement. Je crois qu’aujourd’hui, il est quelque part dans cette salle… et j’aurais tellement aimé qu’il voie ce moment. Ce prix, il est aussi le sien. »
Baptiste Brulant a ensuite remercié son associé, ses proches et son épouse, qu’il a symboliquement désignée « Femme de l’année » : « Ma plus grande supportrice, celle qui sait me contredire quand il le faut et qui me pousse quand je préfère rester dans ma zone de confort. »
Avant de conclure, entouré des siens : « Merci à vous tous d’être mon équilibre. »
 

Chose promise, chose due

Déjà nominé en 2025, Baptiste Brulant avait promis une chose à son épouse : « Si je gagne, je me fais un tatouage. »

Lorsqu'il a appris qu'il était lauréat en 2026, elle n'a pas hésité à lui rappeler sa promesse.

Écrit par la Rédaction

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