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Dans quelle mesure la téléconsultation va-t-elle combler le fossé entre l'essor démographique et la contraction de l'accès à la médecine ?
En ophtalmologie, comme dans d'autres spécialités, les acteurs se multiplient. Nous avons posé au fondateur et PDG de Tessan, Jordan Cohen, plusieurs questions qui nous ont été remontées par les opticiens.
Il y a 7 ans, Tessan fondait PharmaExpress, un service de livraison de médicaments à domicile. 3 ans plus tard, Tessan quittait cette activité pour se lancer dans le domaine des cabines de télémédecine, d’abord en pharmacie, puis en partenariat avec des mairies et collectivités locales (environ 600 cabines aujourd’hui en France, aucune activité à l'étranger).
Puis, il y a un peu plus d'1 an, après une phase de test, c'est au tour des cabines de téléconsultation ophtalmologiques de se déployer : aujourd’hui, 40 tables de téléophtalmologie sont installées chez des opticiens indépendants, ainsi qu’1 en pharmacie, et 2 dans des locaux dépendants de collectivités locales. Des négociations avec des centres de santé sont déjà à un stade avancé, ainsi qu’avec des enseignes et réseaux.
Créer des oasis médicaux
L’objectif affiché est de combler les difficultés à obtenir un rendez-vous dans les déserts médicaux : puisque, selon la plupart des études, la France entière est un désert médical, la téléconsultation est vouée à se déployer sur tous les territoires.
Les opticiens qui ont opté pour la table de téléophtalmologie Tessan réalisent en moyenne entre 40 et 70 téléconsultations par mois, selon Jordan Cohen. « Les opticiens ont un retour sur investissement, 100% de nos partenaires rentabilisent l’équipement ».
17% des téléconsultations débouchent sur une détection de pathologie qui nécessite un rendez-vous physique avec un ophtalmologiste.
Par ailleurs, Tessan prévoit de mettre en place un service de téléaudiologie pour réaliser des audiogrammes complets à distance.
D’autres réponses aux questions que vous vous posez sont dans la vidéo :
- À qui s’adresse le service de téléophtalmologie Tessan et comment fonctionne-t-il ?
- Quel est le prix et comment garantir aux opticiens l’efficacité économique de cette solution ?
- Est-ce aux opticiens de résoudre le problème des déserts médicaux en finançant eux-même l’accès à la téléophtalmologie ?
- Votre solution ne créé-t-elle pas une concurrence déloyale entre les opticiens qui ont une cabine de téléconsultation et ceux qui n’en ont pas ?
- Si un rendez-vous physique avec un ophtalmologiste est nécessaire, qu'est-ce qui est prévu ?
- Comment garantir aux opticiens qui s’engagent avec vous que les prochaines règlementations ne vont pas remettre en cause leur investissement ?
- Quelles sont les ambitions de développement de Tessan ?
Vous avez la parole !
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Donc si je résume, l’opticien paye 2000€ par mois pour installer le matériel de téléconsultation dans une salle dédié avec l’impossibilité de l’utiliser lui-même. Je présume qu’il y a une durée d’engagement 24 mois 48 mois ? Il prend donc tous les risques financiers sans bénéficier d’1 centime de la téléconsultation et en ayant aucune garantie que la législation ne change pas dans les prochains mois (le SNOF, le SNAO sont vent debout contre ce système, l’AOF met en garde sur son développement, reste à connaitre la position du ROF et de la FNOF mais visiblement ça ne bénéficie pas du soutien des 3O). Cerise sur le gâteau, le PDG de TESSAN n’hésite pas à dire qu’il souhaite diversifier ses partenaires. On peut donc imaginer qu’il l’installe à coté du photomaton de la grande surface du coin, en pharmacie, etc. Et le + important à mes yeux, quid de la prise en charge des 17% de patients qui doivent être revus par un ophtalmo ? à combien de km du patient se situe l’ophtalmo (ou plutôt l’ortho) qui est à l’autre bout de l’écran ? Un protocole de coopération avec un ophtalmo du secteur serait une bien meilleure solution pour la prise en charge des patients. Il est temps de donner + de prérogatives aux opticiens et d’en faire des professionnels de santé à part entière
La preuve que la Téléophtamologie a besoin de son amortissement financier pour fonctionner ?…
La mission de santé est bien engagée…
C'est le monde a l'envers, on ne peut pas prendre le tarif de la consultation ET louer le matériel ET le tout sans payer de loyer et faire croire que c'est gagnant gagnant. Ce modèle ne peut pas fonctionner sur la durée, il y en a un qui prend tout les risques quand l'autre s'engraisse tranquillement (au pire il récupère même son matos).De plus, et il le dit lui même, c'est un orthoptiste OU un ophtalmo, autant dire tout de suite que ce sera un orthoptiste personne n'est dupe. Il y a trop de possibilités, un grand groupe pourrait décider de sélectionner des partenaires et mettre le matériel gratuitement a disposition, un autre de reverser une part des consultations, la législation peut changer a tout moment etc etc il y a de l'idée mais on est loin d'une solution idéale en l'état.