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C’est avec une grande tristesse que nous annonçons le décès de Bernard Lhospice, à l’âge de 87 ans.

Meilleur ouvrier de France (MOF) en 1955 et officier de l’ordre national du Mérite, il est l’inventeur de la monture Nylor (marque déposée par Essilor, ndlr). Son frère, Jean-Marie Lhospice avait été le premier directeur général d'Essilor UK, pendant 20 ans.

Durant sa carrière, Bernard Lhospice a occupé le poste de responsable technique « créateur » au sein de la société Essel. Dans les années 80, il a dirigé le studio de création d'Essilor à l'origine des premières montures Cartier.

« Bernard était un inventeur et un grand lunetier très respecté par la profession. Il avait beaucoup d’idées sur le plan technique », a confié à acuite.fr Jacques Dupussay, collègue de Bernard Lhospice pendant 6 ans. Jean-Pierre Marouby, qui l’a également côtoyé, ne tarit pas d’éloge à son sujet : « Autodidacte, Bernard avait une grande culture générale et technique. Durant nos 10 ans de collaboration, sa bonne humeur, sa sympathie m’ont également beaucoup marqué ».

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De gauche à droite : Bernard Lhospice, Jean-Pierre Marouby et Jacques Depussay 

Toute la rédaction d’Acuité adresse à sa famille, ses proches et connaissances, ses plus sincères condoléances.

La cérémonie religieuse aura lieu mercredi 5 décembre, à 14 h 30, à l'église de La Chaussée-Saint-Victor (41).

Écrit par la Rédaction

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Alain RochÉ lun 10/12/2018 - 11:02

Non pas que cela ait beaucoup d'importance maintenant, j'aimerais apporté une observation en ce qui concerne la création du montage nylor... Mon père avait travaillé à l'atelier chez les Frères Lissac de 1938 à 1942.. Il m'a rapporté qu'il y avait connu un opticien dénommé Feldmann ou Fieldmann qui avait imaginé et conçu dans cet atelier vers 1940 les premiers montages nylor, idée qu'il n'avait pu faire breveter du fait, que conçue dans un atelier des Frères Lissac, elle appartenait à l'entreprise... On connait évidemment les liens entre Lissac et ce qui deviendra Essilor... Cet opticien avait été déporté et nul n'entendrait plus parler de lui par la suite. Mon père avait ensuite quitté Lissac en 42 pour être prof d'atelier à Morez... L'idée aura visiblement été reprise par Lissac qui en aura déposé le brevet par la suite... Il ne doit plus y avoir beaucoup de témoins de ce fait de l'époque mais rendons justice à cet innovateur qui, s'il était revenu des camps, aurait peut-être pu faire fortune de son idée... Monde cruel... C'était pour la petite histoire...

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