0:00 0:00

Temps de lecture : 3 min

À la veille de la rentrée scolaire, une enquête menée par Atol et Les Sherpas révèle une réalité souvent sous-estimée : la lecture représente un effort important pour une majorité de jeunes. 

Réalisée auprès de 697 répondants, dont 254 élèves du collège à l’enseignement supérieur et 443 parents, l’étude met en évidence les difficultés de compréhension, la fatigue liée à la lecture et le décalage de perception entre les jeunes et les adultes. 

Une phrase sur deux nécessite plusieurs lectures

Le constat principal de l’enquête est sans appel : 66,7 % des jeunes interrogés déclarent devoir relire une même phrase plusieurs fois pour en comprendre le sens. Cette difficulté ne concerne pas uniquement les élèves qui se disent en difficulté scolaire. Elle traverse l’ensemble des niveaux d’études, du collège jusqu’au supérieur. 

Si 36,4 % des jeunes reconnaissent spontanément que la lecture de textes longs exige un effort particulier, les résultats détaillés montrent une présence de cette difficulté à tous les âges : 78,6 % des collégiens, 65,6 % des lycéens et 57,8 % des étudiants du supérieur affirment devoir relire plusieurs fois certains passages. 

Une fatigue qui s’installe rapidement

L’étude souligne également les conséquences de cet effort de lecture sur la concentration. Parmi les jeunes qui identifient une difficulté particulière face aux textes longs, 72,5 % disent perdre leur attention en moins de trente minutes. 

Cette fatigue dépasse le simple cadre des devoirs. Près de deux jeunes sur trois (66,3 %) associent leurs difficultés de lecture à une perte de confiance ou à un sentiment de découragement. Le phénomène apparaît avec davantage d’intensité au collège, où un élève sur deux évoque ce ressenti. 

Par ailleurs, le travail régulier ne suffit pas à faire disparaître cette difficulté. Même chez les élèves qui étudient tous les jours ou très souvent en dehors des cours, 64,4 % déclarent devoir relire plusieurs fois une même phrase. 

Un fossé entre la perception des parents et la réalité des jeunes

L’enquête met en lumière un écart important entre les parents et leurs enfants sur les ressources mobilisées en cas de difficulté scolaire. 80,8 % des parents pensent constituer le principal recours de leur enfant, alors que seuls 26,4 % des jeunes citent leurs parents comme aide réelle. 

Les jeunes privilégient davantage l’autonomie ou les outils numériques : 45,7 % disent se débrouiller seuls et 53,5 % se tournent vers Internet ou une intelligence artificielle. Les parents, de leur côté, n’estiment qu’à 24,4 % le recours à ces solutions numériques. 

Autre enseignement, 62,7 % des jeunes pensent que les adultes attribuent leurs difficultés aux écrans, alors que seulement 12,4 % des parents confirment cette interprétation. 

Des attentes différentes pour mieux apprendre

Plus de huit jeunes sur dix (81,9 %) souhaitent disposer d’au moins un outil, d’un support ou d’un rythme de travail plus adapté. Toutefois, leurs priorités divergent nettement de celles des parents. 

Les élèves demandent avant tout :

  • des pauses ou un rythme de travail mieux adapté (52 %) ;
  • des outils qui favorisent la concentration (37,7 %). 

Les parents privilégient, quant à eux, une meilleure méthodologie (73,6 %) et un accompagnement individualisé (71,3 %), deux besoins beaucoup moins exprimés par les jeunes.

Écrit par la Rédaction

Vous avez la parole !

pour pouvoir poster des commentaires

Nos lecteurs ont aussi lu...


Les dernières news

Voir + de news