A l'occasion de ses 10 ans, le SynOpe (Syndicat des opticiens entrepreneurs) a invité l'économiste de la santé Jean de Kervasdoué à s'exprimer sur l'avenir du marché de l'optique. Selon cet ancien directeur des hôpitaux, « il s'agit aujourd'hui de négocier avec les ophtalmologistes et les Ocam. Celui qui définit les règles du jeu sera gagnant ! ». Pour Acuité, il revient sur son analyse. 

Mais que faut-il négocier ? « La définition des produits, le contrôle de leur qualité y compris du suivi après utilisation, celui des coefficients multiplicateurs tant pour les montures que pour les verres, le contrôle de la facturation et la valorisation du service comme cela a été le cas pour les pharmaciens », répond Jean de Kervasdoué. 

Pour l'économiste, il est important de réduire « l'asymétrie de l'information » qui caractérise notre secteur. « Le consommateur ne sait pas ce qu'il achète. Le payeur (les complémentaires, ndlr) ne sait pas ce qu'il paye, ce qui a permis les fraudes et les abus décriés dans les nombreux rapports des derniers mois, analyse-t-il. Soit la profession définira une charte de qualité et créera elle-même des labels au-delà des certifications Afnor ou Bureau Veritas, soit ça lui sera imposé ». 

« Sauf révolution technologie, le marché de l'optique va croître et la demande en produits de luxe va se développer », estime-t-il. Toutefois, le marché restera avant tout « médical et dans le domaine de la santé, seule la confiance compte, assure Jean de Kervasdoué. C'est à vous d'établir la confiance avant qu'elle ne vous soit imposée! ».

 

Écrit par la Rédaction

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