Les opticiens, comme les autres professionnels de santé, sont proportionnellement moins nombreux dans les zones urbaines sensibles (Zus). Dans ces territoires, la densité des opticiens représente 37% de celle observée en France métropolitaine. Ils sont en moyenne 27,9 pour 100.000 habitants à l'échelle nationale, contre 10,5 dans les Zus. C'est ce qui ressort du rapport 2009 de l'Observatoire national des zones urbaines sensibles sur la démographie des professions de santé (*).

Moitié moins d'offre de soins

Parmi les autres professions de santé, les audioprothésistes sont moins bien représentés avec une densité en Zus qui représenté 33% de la moyenne nationale (1,1 audioprothésiste pour 100.000 habitants, contre 3,3 en France métropolitaine). Les orthoptistes sont mieux représentés avec une densité égale à 50% (2,3 en Zus contre 4,6 à l'échelle nationale).
La densité de la plupart des professions de santé se situent entre 40 et 60%, à l'exception des orthophonistes (69%) et des pharmaciens d'officine. La densité de ces derniers (78%) s'explique par la réglementation qui prévoit en moyenne une officine pour 3.000 habitants.

Rattrapage en centre-ville

Toutefois, la densité des opticiens et des autres professions augmente au fur et à mesure que s'élargit le rayon d'observation autour des Zus. Au final, la densité des opticiens dans les agglomérations abritant des Zus est supérieure à la moyenne nationale. On dénombre ainsi 36,4 opticiens pour 100.000 habitants dans ces agglomérations, contre 27,9 en France métropolitaine. La même tendance s'observe pour les audioprothésistes (4,8 en agglomération, contre 3,3 en France) et les orthoptistes (6,8 contre 4,6).

(*) L'étude s'est appuyée sur la démographie médicale (hors médecin) au 1er janvier 2007, rapportée à la population recensée en 2006.
Écrit par la Rédaction

Vous avez la parole !

pour pouvoir poster des commentaires

Nos lecteurs ont aussi lu...


Les dernières news

Voir + de news