Le député UMP Eric Raoult (Seine-Saint-Denis) prépare une proposition de loi visant à limiter le nombre de magasins d'optique (voir notre news du 28 janvier). Celle-ci devrait préconiser un numerus clausus comme celui des pharmaciens, à savoir une régulation de la quantité de points de vente en fonction du nombre d'habitants. Vous avez été nombreux, dans notre forum de discussion, à réagir sur ce projet : les « pros » et les « anti » numérus clausus ont lancé le débat...

Empêcher la saturation du marché et le tirer vers le haut...

Notre Acuinaute Samy applaudit l'initiative, qui peut faire réfléchir sur « le nombre de diplômés annuel induisant une baisse des salaires, un niveau de compétences insuffisant pour une bonne partie et du chômage en plus ». Pour Airness92500, une telle législation permettra, le cas échéant, « d'empêcher l'ouverture de 5 magasins d'optique dans le même centre commercial ou centre ville ». Gengis, également favorable, préconise « 1 magasin pour 7 500 habitants », et cite les pharmaciens en exemple, « protégés par le numerus clausus ».

... à quel prix ?

Cette éventuelle limitation est, selon Le Hulk, « une entrave à la liberté d'entreprendre ». Elle pourrait avoir, aux yeux d'Old Man, de fâcheuses conséquences, observées d'après lui dans le secteur de la pharmacie : « La grande distribution arrive à grands pas, les officines ont pris tellement de valeur que les jeunes ne peuvent plus s'installer et les pharmaciens se regroupent massivement » argumente l'Acuinaute. Il est soutenu par Roselee, qui estime que cela « arrangera les gros groupes et pénalisera les indépendants ». Pour SuperTux, un tel numerus clausus implique d'accepter le principe « 1 point de vente = 1 diplômé, qui démonte toutes les structures succursalistes. Je ne vois pas au nom de quoi je devrai attendre que nos prédécesseurs partent en retraite pour me mettre à mon compte », s'interroge-t-il.

Une faisabilité mise en doute

Ibabar, sans renier les atouts du numerus clausus, attire quant à lui l'attention sur « les risques de casse » que poserait une telle loi : « le problème est de gérer la transition d'un système à l'autre, qu'on veuille réduire le nombre de points de vente ou améliorer le maillage ». Enfin, Jd-hogg met en doute la faisabilité d'un tel projet : « Cette proposition risque fort de se voir opposer une fin de non-recevoir, nous sommes un micro-marché et un micro-électorat », avance-t-il.

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Écrit par la Rédaction

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