Alors que Collectif Interassociatif Sur la Santé (CISS), rassemblant des consommateurs, milite « pour une régulation renforcée des contrats solidaires et responsables, en prévoyant un « contrat socle » comportant des garanties minimales par rapport à un prix de référence », Stéphanie Dangre revient sur la création d'un panier de soins minimum. Selon la présidente du Groupe All, la SVU (Santé Visuelle Universelle) tend à proposer des prix minima en opposition aux Ocam qui limitent à des tarifs maxima.

Acuité : La PPL Le Roux passe dans quelques heures au Sénat, rappelez-nous la position du Groupe All à ce sujet ?
Stéphanie Dangre :
Nous alertons tout le monde, médias, parlementaires et pouvoirs publics, sur les effets pervers du remboursement différencié. Nous sommes fondamentalement opposés car cela va à l'encontre de l'équité et du libre choix du professionnel de santé. Cette proposition de loi est en train de remettre en cause notre système de santé de qualité. Notre rôle est, en ce sens, d'apporter des solutions pour éviter sa dégradation.
Pour y avoir réfléchi et travaillé, nous sommes convaincus que la création d'un panier de soins minimum est la réponse à cette PPL. Même dans d'autres secteurs de santé, cela peut-être la solution aux problèmes de remboursements de la Sécurité sociale. Il faudrait définir dans tous les secteurs des paniers de soins afin d'être sûr que tous les Français soit traités de façon équitable.

A : En quoi la SVU (Santé Visuelle Universelle) répond à l'accès aux soins en optique ?
SD :
L'apport de la SVU, c'est la transparence sur le marché. Il existe tous les prix et aujourd'hui, nous sommes suffisamment attaqués sur ce sujet. Nous avons besoin d'apporter des solutions et surtout beaucoup de transparence.
Dans notre métier, nous avons trois dimensions : la santé, l'esthétique et le confort. La SVU se veut 100% santé. On estime qu'il faut être capable d'apporter de la transparence mais aussi des solutions pour les Français qui sont moins aisés. Il s'agit d'un panier de soins minimum accessible à tous, avec des prix à minima, sans que le consommateur ait à justifier de ses revenus. A contrario, les Ocam imposent aujourd'hui des prix maxima qui vont détériorer la qualité de la filière optique au sens large. De notre côté, chaque consommateur sera libre d'y adjoindre des options de confort et de l'esthétique. En ce sens, nous ne tuons pas la qualité et l'innovation dans l'optique.

A : Quelle est la suite de vos travaux ?
SD :
Nous demandons une concertation afin d'assurer un avenir à cette première avancée. Rassemblons-nous opticiens, Ocam, ophtalmologistes et pouvoirs publics, afin de travailler sur cette solution et qu'elle soit prise en charge à 100% par les organismes complémentaires. Pour nous, un équipement visuel ne doit pas servir à financer les plateformes des réseaux qui ne créent pas de valeur. Nous devons rester concentrés sur des équipements de qualité et sur le service du professionnel de santé.

Écrit par la Rédaction

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