Lors de la réunion qui s'est tenue le 31 octobre entre les partenaires sociaux et l'UDO, sur la mise en place des 35 heures dans le secteur de l'optique, les négociations ont été interrompues.

Intervenant après plusieurs mois de négociations, l'UDO explique la nécessité de cette rupture.
"L'ensemble des centrales syndicales veulent, dans l'accord de branche, imposer à toutes les entreprises qui bénéficieront de l'aide de l'état, un quota d'embauches de 6% de l'effectif. Or, une telle clause est contraire à l'esprit de la loi.
"De surcroît, les partenaires sociaux veulent imposer une application directe de l'accord de branche limitée aux entreprises de moins de onze salariés alors que la loi prévoit une application directe au moins de cinquante.
Cela aurait pour effet d'exclure toutes les entreprises de onze à cinquante salariés et de contraindre celles-ci à faire un accord d'entreprise, en procédant au mandatement d'un de leurs salariés auprès d'une centrale syndicale représentative".

Et de poursuivre : "Accepter de telles conditions, qui dépassent le cadre légal déjà très contraignant par ailleurs, est contraire aux intérêts de la profession toute entière. Nous avons donc pris acte d'un désaccord, en affirmant rester ouverts à la négociation si nos partenaires sociaux modifiaient leur position sur ces deux points fondamentaux qui, en l'état, ne sont pas négociables".

L'UDO a, par ailleurs, décidé de mettre en place très prochainement un service d'accompagnement pour ceux qui souhaiteraient anticiper 2002 et s'engager dans la recherche d'un accord d'entreprise.
Écrit par la Rédaction

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