C'est à l'occasion de la conférence de résultats semestriels d'Essilor que son PDG, Hubert Sagnières, a été interrogé à propos de la vente de lunettes sur Internet. Arguant tout d'abord de l'importance des contrôles visuels réguliers, il a estimé qu'il s'agissait surtout d'une question de comportement de consommation.
Selon le patron d'Essilor, « il y a en effet une chose fondamentale qu'il ne faut pas oublier : 95% du cerveau humain travaille avec des informations qui viennent de la vision. Le mal voir est le premier handicap dans le monde. Il faut donc faire très attention. Il faut absolument déployer des stratégies partout, de manière à ce qu'un nombre croissant de personnes voit mieux et que ceux qui voient bien aujourd'hui, voient encore mieux. Il se passe deux choses : tout commence par un examen de la vue, donc par une visite chez son ophtalmologiste ou son optométriste. Je vous encourage à le faire, car si vous ne faîtes pas contrôler vos yeux une fois par an, vous êtes en danger. Cela n'a rien à voir avec Internet. Après, vous avez des comportements de consommateurs différents. C'est là où le réseau de distribution intervient. »

Eviter les cow-boys d'Internet

Aussi M. Sagnières a-t-il précisé que « l'Internet, c'est très bien pour des solutions simples [...] des yeux médicalement sans problème et quand c'est organisé de manière saine. [...] C'est une véritable catastrophe quand c'est sauvagement pris par des cow-boys qui ne regardent pas l'intérêt du consommateur », a-t-il poursuivi.
Selon lui, « lorsqu'on touche des verres progressifs, de forts défauts visuels, de fortes myopies, de forts astigmatismes, quand tout se combine, seul votre ophtalmologiste ou votre optométriste combiné à un opticien qui sait ce qu'il fait, pourra vous conseiller ». « Vous ne pourrez pas le trouver sur Internet », a insisté le patron d'Essilor.
En revanche, « si vous avez une monture sympa qui vous plaît, que vous êtes myope de moins 1,5, et vous vous dites j'ai 40 euros, 50 euros [...] je l'achète sur internet... », a-t-il ajouté.
Hubert Sagnières a d'ailleurs rappelé que son groupe est entré dans la distribution sur Internet il y a quelques années avec des partenaires aux Etats-Unis et en Chine. Il a toutefois insisté sur le fait que l'on n'y trouvait pas les marques du groupe ni des verres progressifs « sophistiqués ». « Par contre, a-t-il concédé, ça satisfait tout à fait un certain nombre de consommateurs [...] pour des verres simples ».


Écrit par la Rédaction

Vous avez la parole !

pour pouvoir poster des commentaires

Nos lecteurs ont aussi lu...


Les dernières news

Voir + de news