Temps de lecture : 2 min
Documents à télécharger
Dans le cadre du Règlement général sur la protection des données (RGPD) qui entrera en vigueur le 25 mai prochain, les organismes complémentaires d’assurance maladie (Ocam) n’auront pas l’obligation de demander le consentement explicite de leurs assurés pour utiliser les données de santé. Ces derniers obtiennent ainsi un régime spécifique aligné sur celui de la Sécurité sociale. Le projet de loi relatif à la protection des données, qui révise la loi Informatique et Libertés du 6 janvier 1978 et transpose en droit français le RGPD, a été définitivement adopté par le parlement le 14 mai dernier.
En application de l’article 53, les traitements contenant des données concernant la santé des personnes sont soumis aux dispositions du chapitre IX (de ladite loi, ndlr), à l’exception notamment « des traitements mis en œuvre aux fins d’assurer le service des prestations ou le contrôle par les organismes chargés de la gestion d’un régime de base d’Assurance maladie ainsi que la prise en charge des prestations par les organismes d’assurance maladie complémentaire ».
Quelles conséquences ?
Concrètement, en cas de non-obtention du consentement explicite de l’assuré, prévu par le RGPD, les organismes complémentaires n’auront pas besoin d’effectuer toutes les démarches prévues par le chapitre IX de la loi « informatique et libertés ». Mais ils sont soumis aux mêmes obligations que la Sécurité sociale (respect du secret professionnel, sécurisation des données...).
Consultez le dossier complet
25 articles
RGPD et données personnelles
Vous avez la parole !
pour pouvoir poster des commentaires
Nos lecteurs ont aussi lu...
Données personnelles : les Ocam bientôt traités au même titre que la Sécurité sociale ?
Publié le 16 février 2018
Le Règlement européen sur la protection des données personnelles ou RGPD doit s’appliquer au 25 mai prochain. Dans le but d’adapter les textes français à cette nouvelle…
[Vidéo] RGPD : Ce qui va changer en magasin d’optique le 25 mai 2018 !
Publié le 12 avril 2018
Vous manipulez quotidiennement des données concernant vos clients : vous traitez des prescriptions, envoyez des données dans le cadre du tiers payant... Vous gérez…
RGPD : interdiction de fixation des cotisations Ocam en fonction des données de santé, selon le Sénat
Publié le 27 mars 2018
Le Règlement européen sur la protection des données personnelles ou RGPD doit s’appliquer au 25 mai prochain. Dans le but d’adapter la législation française à cette…
Les dernières news
Silmo d’Or 2026 : focus sur les 5 nominés de la catégorie « Smart Eyewear »
Publié le 18 septembre 2026
Acuité vous présente l’ensemble des nominés pour la 33e édition des Silmo d’Or. Découvrez les 5 nominés dans la catégorie « Smart Eyewear » : Even Realities - Even G2…
Partenaire
EnseignesAvec son concept « Match », Optique Lafayette veut rapprocher opticiens et pharmaciens
Publié le 18 septembre 2026
En trois ans, Optique Lafayette a doublé la taille de son réseau. Pour accélérer encore, l'enseigne sort un concept original : une plateforme de mise en relation entre…
Partenaire
LunetiersOXIBIS GROUP : bousculer les habitudes pour instaurer une nouvelle dynamique
Publié le 18 septembre 2026
OxibisGroup démarre ce nouvel exercice avec un CA en progression de 12%. Une hausse qui confirme la dynamique engagée et les bons résultats obtenus au cours des deux…
Les Ocam ont marqué un point mais la corbeille de la mariée est bien explosive. D une part cela ne les affranchit pas des règles de confidentialité ni des coûteuses règles de sécurité ni non plus des devoirs de transparence. Ce n est toujours pas gagné pour eux ni leurs plateformes de gestion de TP. Elles ne peuvent pas continuer à fixer des prix « de marché » et refuser des TP sans expliquer leur finalité : les ocam ont souscrit à ces options auprès des plateformes pour essayer de ne pas honorer le niveau de garantie vendu : cf le procès que la FNOF a déclenché contre Viamedis et Malakoff Médéric.
Il est à noter que dans ce texte le contrôle des prestations est désigné comme l'apanage de la Sécurité Sociale uniquement. Les Organisme Complémentaires n'ont droit d'accéder à ces informations que pour effectuer les pec.
Il faudra bien mettre en avant cet élément pour exiger que la norme SV1_40 interAMC soit imposée à tout le secteur (ocam inclus). Cette norme est le meilleur moyen pour permettre à la Sécu ce contrôle tout en accélérant les pec des ocam. Le système actuel entraine des coûts et des délais de gestion trop importants qui sont contraires aux objectifs du gouvernement de faciliter l'accès à l'optique.