Le Syndicat national des entreprises de l’audition (SYNEA) s’oppose au projet d’arrêté visant à exclure les aides auditives des dispositifs médicaux pouvant faire l’objet d’une publicité auprès du grand public. 

Le syndicat rappelle que 10 millions de personnes seraient concernées par une perte auditive en France et que, malgré le 100 % Santé, 45 % des personnes malentendantes resteraient non équipées. L’âge moyen du premier appareillage se situerait toujours autour de 72 à 73 ans. Pour le SYNEA, supprimer la communication du secteur reviendrait donc à réduire l’information disponible sur le dépistage et la prise en charge, alors que les campagnes publiques de prévention seraient elles-mêmes moins présentes.

L'organisation souligne également que 33 % des personnes non équipées ignoreraient l’existence du 100 % Santé et 52 % n’auraient jamais réalisé de test auditif. Elle craint aussi qu’une interdiction limite l’information sur les innovations, la comparaison des offres et des prix, notamment pour les appareils de classe II. Le SYNEA pointe enfin une différence de traitement avec les produits auditifs « OTC » et avec les complémentaires santé et leurs réseaux de soins, qui conserveraient, selon lui, la possibilité de communiquer.

Plutôt qu’une interdiction, le syndicat reconnaît la nécessité de mieux encadrer certaines pratiques et propose la mise en place d’une « charte de communication loyale et responsable », opposable à l’ensemble des acteurs du secteur et venant compléter les règles de la Convention nationale. 

Il demande donc au gouvernement de ne pas adopter le projet d’arrêté en l’état pour les aides auditives.

Une position qui contraste avec celle du SDA (Syndicat Des Audioprothésistes). 

Écrit par la Rédaction

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