Selon le président du Syndicat National Autonome des Orthoptistes (SNAO), Laurent Milstayn, la colère des orthoptistes ne cesse de monter face « à la lenteur que la Haute Autorité de Santé (HAS) met à se saisir du dossier » de la rééducation orthoptique des troubles neurovisuels. Cela fait « bientôt 15 mois que les orthoptistes ont obtenu l'inscription à la Nomenclature Générales des Actes Professionnels (NGAP) d'un acte de bilan des troubles neurovisuels diagnostiqués », rappelle-t-il.Or, « cette inscription faisait suite à plus de 2 ans de travail avec les services de l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (UNCAM) et visait à reconnaître le travail déjà effectué par de nombreux orthoptistes auprès de leurs patients. » En parallèle de cette reconnaissance, la profession exige « l'inscription simultanée d'actes de rééducation des patients atteints de troubles neurovisuels à la suite du bilan aux motifs qu'il ne servirait à rien de poser le diagnostic si la prise en charge ne devait pas être réalisée. »Le président du SNAO rappelle d'ailleurs que depuis 2011, le service médical de l'UNCAM a porté « le dossier de la rééducation orthoptique des troubles neurovisuels à la HAS afin qu'elle délivre son avis. » Or c'est ici que la question semble demeurer coincée dans la mesure où, comme le souligne Laurent Milstayn, « le programme de travail de 2014 de la HAS, ne fait toujours pas état de la mise en place d'un groupe de travail dédié ».Pour le SNAO, ce mutisme de la Haute Autorité trahit une forme de mépris à son encontre qu'elle a tenu à vigoureusement dénoncer par voie de communiqué.

Vous avez la parole !

pour pouvoir poster des commentaires

Nos lecteurs ont aussi lu...


Les dernières news

Voir + de news