La 10e édition de l’Observatoire de la vue des enfants (3 à 10 ans), menée par Ipsos pour Krys Group, dresse un constat préoccupant. Alors que 71 % des parents constatent un impact direct des troubles visuels sur la scolarité de leur enfant, 80 % d'entre eux ignorent encore l'existence de solutions de freination de la myopie.

Un impact direct sur la réussite et les apprentissages scolaires

Aujourd'hui, près d'un parent sur deux (47 %) a un enfant suivi pour au moins un problème de vue, contre seulement 30 % lors de la création de l'Observatoire il y a dix ans.  

La myopie demeure la pathologie la plus répandue chez les 3-10 ans (23 %), devant l'astigmatisme (17 %) et l'hypermétropie (15 %).  

Cette prévalence accrue se traduit directement en classe. Pour 7 parents sur 10 (71 %), les problèmes de vue de leur enfant engendrent des difficultés scolaires (lecture, fatigue visuelle, concentration, vision du tableau). Ce chiffre enregistre une hausse marquée de 6 points en un an (65 % en 2025). 

 Freination de la myopie : un déficit d'information majeur chez les parents

Si le besoin de correction est largement identifié, la prise en charge spécifique de la progression myopique se heurte à un manque d'information massif. 

Évalués séparément dans l'étude, trois indicateurs illustrent ce déficit de connaissances auprès des familles :

  • 54 % des parents se déclarent mal informés sur les facteurs de progression de la myopie.  
  • 56 % méconnaissent ses conséquences à long terme.  
  • Seuls 10 % se considèrent très bien informés des facteurs de risque chez un enfant non encore atteint.  

Surtout, 80 % des parents ne savent pas ou pas précisément que des solutions de freination de la myopie existent. 

Conséquence directe de cet angle mort dans la prévention, seuls 30 % des enfants myopes équipés bénéficient aujourd'hui d'un dispositif de freination (collyres, verres ou lentilles de freination), alors que ces technologies ont démontré leur efficacité dès l'âge de 4 ans.  

Surtout, 80 % des parents ne savent pas ou pas précisément que des solutions de freination de la myopie existent. Conséquence directe de cet angle mort dans la prévention, seuls 30 % des enfants myopes équipés bénéficient aujourd'hui d'un dispositif de freination (collyres, verres ou lentilles de freination), alors que ces technologies ont démontré leur efficacité dès l'âge de 4 ans.  

Écrans : des usages tardifs et nocturnes préoccupants

L'étude rappelle l'impact des habitudes de vie dans le développement de la myopie. 

Les enfants consacrent désormais en moyenne 2h03 par jour aux écrans. L'Observatoire souligne une intensification inquiétante des usages en fin de journée :

  • 55 % des enfants regardent la télévision ou un smartphone le soir après le repas.  
  • 10 % utilisent un smartphone la nuit, directement dans leur lit.  

L'opticien s’affirme comme un interlocuteur clé du parcours de soin

Face aux délais d'accès aux soins, 42 % des parents rapportent toujours des difficultés à obtenir un rendez-vous chez l'ophtalmologiste (malgré un taux de satisfaction de 93 %).

Les familles s'appuient donc de plus en plus sur les professionnels de santé de proximité. 56 % des parents considèrent désormais l'opticien comme un interlocuteur privilégié pour s'informer sur les solutions de freination de la myopie (+ 5 points en un an). 

L'opticien se positionne ainsi au 3e rang des professionnels les plus cités, juste derrière le médecin généraliste et devant l'orthoptiste. 

« Il est inacceptable que 8 parents sur 10 ignorent encore l'existence de solutions capables de freiner la myopie des enfants. Ces technologies peuvent agir directement sur la réussite scolaire et évitent de graves complications à l'âge adulte. Face à cet enjeu de santé publique, Krys Group se mobilise sur tous les fronts : en prévention primaire, nos opticiens de proximité sensibilisent au quotidien les familles aux bonnes habitudes visuelles et à l'usage raisonné des écrans ; en prévention secondaire, notre maillage territorial garantit l'accès à un dépistage précoce et aux solutions de freination. Nous ne devons pas subir la myopie : nous devons la devancer »a déclaré dans un communiqué Patrice Camacho, Secrétaire Général en charge de la santé de Krys Group.

Écrit par la Rédaction

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