Temps de lecture : 2 min
Des chercheurs de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), en Suisse, ont fait état d’un prototype de rétine artificielle implantable destiné à redonner virtuellement une vue partielle aux personnes souffrant de dégénérescence rétinienne. L'étude est parue dans la revue Communications Materials.
Une image simplifiée via des lunettes intelligentes
L’équipe travaille depuis 2015 sur Polyretina, un implant rétinien qui fonctionne avec des lunettes intelligentes, que porte le déficient visuel, dotées d’une caméra et d’un micro-ordinateur. Voici les différentes étapes :
- La caméra enregistre les images qui sont dans le champ de vision du porteur ;
- Les données sont transmises au micro-ordinateur intégré aux branches des lunettes intelligentes ;
- Celui-ci les transforme en signaux lumineux ;
- Ces signaux sont transmis aux électrodes de l’implant rétinien, qui sont au nombre de 10 500 ;
- Les électrodes stimulent la rétine pour que le déficient visuel puisse « voir » l’image originale.
L’image perçue est alors simplifiée, en noir et blanc. Elle est constituée de points lumineux que le porteur détecte quand les cellules rétiniennes sont stimulées. Diego Ghezzi, titulaire de la Chaire Medtronic en Neuroingénierie à l’EPFL, qui a dirigé la recherche, compare cette perception à « regarder les étoiles dans le ciel nocturne. Vous pouvez apprendre à reconnaître des constellations spécifiques. Les patients aveugles verraient quelque chose de similaire avec notre système. »
Prêt pour les essais cliniques
L’EPFL est toujours dans l’attente d’une autorisation médicale pour utiliser son système sur l’homme. En attendant, les chercheurs ont mis au point un programme de réalité virtuelle pour le tester virtuellement et observer ce que verraient les patients avec l’implant.
Ce qui a déjà permis d’effacer les doutes sur le nombre d’électrodes (10 500). « Nous ne savions pas si cela serait trop ou pas assez. Nous devions trouver le bon nombre pour que l’image reproduite ne soit pas trop difficile à distinguer. Les points doivent être suffisamment éloignés les uns des autres pour que les patients puissent en distinguer deux proches l’un de l’autre, mais il doit y en avoir suffisamment pour que la résolution de l’image soit suffisante », explique Diego Ghezzi, désormais prêt à passer aux essais cliniques.
Vous avez la parole !
pour pouvoir poster des commentaires
Nos lecteurs ont aussi lu...
Opéré de la myopie au Lasik, il garde des séquelles : les Quinze-Vingts condamnés
Publié le 21 août 2026
Près de douze ans après une opération de la myopie, le contentieux opposant un patient au Centre hospitalier national d’ophtalmologie (CHNO) des Quinze-Vingts connaît un…
Une avancée scientifique porteuse d’espoir pour retrouver l'audition
Publié le 19 août 2026
Demain, une simple injection pourra redonner l'ouïe à vos clients ?
Apple et Samsung s'emparent de l'audition : quel impact pour les centres ?
Publié le 18 août 2026
Les géants de l’industrie technologique commencent à empiéter sur le secteur de l’audition. Après les AirPods Pro d’Apple en 2024, c’est au tour de Samsung d'obtenir le…
Les dernières news
10 questions pour tester vos connaissances… et gagner votre séjour au Silmo 2026
Publié le 25 août 2026
Opticiennes, opticiens : pour bien terminer cet été 2026, Acuité vous propose un quiz pour tester vos connaissances et tenter de remporter un prix à l'approche du Silmo…
Vol massif de données : une nouvelle mutuelle victime d'une attaque informatique
Publié le 25 août 2026
Une nouvelle cyberattaque a frappé le secteur des mutuelles en France. L'organisme de complémentaire santé Solimut a confirmé, lundi 24 août 2026, une intrusion au sein…
Leonardo Maria Del Vecchio quitte ses fonctions exécutives chez EssilorLuxottica
Publié le 25 août 2026
Leonardo Maria Del Vecchio, fils et héritier du fondateur du géant de l'optique EssilorLuxottica, abandonne ses fonctions dirigeantes au sein du groupe. L'annonce a été…