Tandis que l'entreprise belge Amakem annonce son entrée en clinique avec un nouveau principe actif dans le traitement du glaucome, le français Novagali présente les résultats de l'essai en phase II d'une formulation innovante, selon le site pharmaceutiques.com. Cette maladie touche « plus de 70 millions de personnes dans le monde avec un marché mondial en 2010 estimé à 5,8 milliards d'euros ».
 
Catioprost : une formulation sans conservateurs signée Novagali
La stratégie d'innovation de Novagali Pharma porte plus sur la formulation du produit que sur le principe actif de son médicament pour le traitement du glaucome. Le Catioprost est un composé qui associe le latanoprost, utilisé pour contrôler la progression du glaucome ou de l'hypertension oculaire artérielle, et une émulsion facilitant l'administration des médicaments oculaires, explique le site pharmaceutiques.com. Selon les résultats de son essai en phase II conduit aux États-Unis, où il a été comparé au Travatan Z d'Alcon, il montrerait non seulement une efficacité équivalente dans la réduction de la PIO mais permettrait aussi d'améliorer les atteintes de la surface oculaire. « 60% des patients souffrant de glaucome développent également des maladies de la surface oculaire liées à l'âge, qui peuvent aussi être causées par les conservateurs contenus dans les collyres utilisés dans les traitements », explique Jérôme Martinez, président du directoire de Novagali Pharma. Ainsi l'association des technologies utilisées pour Catioprost permet de formuler les prostaglandines, molécules contenues dans les traitements qui facilitent l'élimination de l'humeur aqueuse par la voie uvéosclérale, sans avoir besoin de recourir aux conservateurs. « Un autre essai de phase II est en cours en France » et l'entreprise prépare déjà son étude de phase III pour le premier semestre 2012.
 
Amakem mise sur un nouveau mode d'action
« Les prostaglandines ne sont pas efficaces chez 30 à 35% des patients », selon Jack Elands, directeur général d'Amakem. Pharmaceutiques.com explique alors que ce constat a conduit l'entreprise flamande à s'intéresser à des mécanismes d‘action différents et à développer « des inhibiteurs de Rock ». Contrairement aux prostaglandines, ces « inhibiteurs de Rock » favorisent l'évacuation de l'humeur aqueuse par les voies trabéculaires. Le résultat, s'il est atteint différemment, au final reste le même : une réduction de la pression intraoculaire. « Outre cette nouvelle voie d'action, Amakem apporte une deuxième innovation par rapport à ses concurrents », explique le site. Selon le procédé actif du traitement, les molécules contenues dans celui-ci deviendraient inactives dès lors qu'elles quitteraient l'organe cible. Un concept d'inactivation qui pourrait éliminer bon nombre d'effets secondaires indésirables. Une première étude en phase I devrait être lancée aux États-Unis en juillet 2012.

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