Un projet lancé par les hôpitaux universitaires de Genève pourrait déboucher sur la mise au point d’une puce appelée à jouer le rôle de rétine artificielle pour les malvoyants. La puce a été développée par deux unités de recherche de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne. L’implant se présente comme une bande étroite en matière synthétique d’environ 4 centimètres de long et de 20 millièmes de millimètre d’épaisseur dont une des extrémités contient une minuscule puce électronique. Cette plaquette de silicium d’un millimètre de côté comprend quatorze rangées de cellules de vision artificielle. La démonstration a été faite que cet implant pouvait être placé dans l’œil des rats par voie chirurgicale, mais les premiers tests sur l’homme ne devraient pas être entrepris avant cinq ans.
Une nouvelle batterie de tests est en cours : des électrodes sont reliées par des fils très minces au monde extérieur, où un ordinateur génère des signaux analogues à ceux que produisent les cellules de vision artificielle. L’électroencéphalographie (EEG) sur le cortex visuel permet de savoir si les signaux ont produit ou non une excitation visuelle.
Bien qu’il n’assure qu’une faculté de vision sommaire, un tel implant pourrait, dans quelques années, aider de nombreux patients atteints de dégénérescence rétinienne. C’est une lueur d’espoir pour les malvoyants, en attendant le développement de méthodes purement biologiques qui ne sont envisageables qu’à très long terme, telles que la culture de rétine in vitro.

Écrit par la Rédaction

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