"Donnez-moi des lunettes qui m'aillent". A cette demande régulière de vos clients, nombre d'entre vous proposeraient des réponses erronées. Selon les résultats d'une étude réalisée par la société Optomorph, en partenariat avec Acuité, auprès de 220 opticiens, les connaissances en esthétisme optique de la profession pourraient être améliorées.
Ainsi, seulement 35% des répondants savent que 80% des ventes de montures sont finalisées après une sélection de 1 à 4 montures. 96% ignorent le nombre de formes de visages répertoriées dans le monde et 60% n'accordent pas d'importance aux contraintes esthétiques dans leur argumentaire de vente.

Valoriser son professionnalisme par des conseils personalisés

"Ces résultats prêtent à réfléchir sur la bonne adéquation entre les attentes du client et les capacités de réponse des professionnels. On s'étonne après que le consommateur nous réduise à des marchands de lunettes" analyse Claude Guérin, opticien et dirigeant de la société Optomorph, qui organise des formations en esthétisme optique.
L'optomorphisme apparaît ainsi comme un moyen supplémentaire d'apporter une valeur ajoutée à votre prestation. Cette "discipline" consiste à connaître les règles de sélection des montures en fonction d'un visage : rapport entre l'écart pupillaire et la taille de la monture, choix de la couleur, incidence de la forme du visage sur celle de la monture, position de l'accroche des branches sur la face...

Un atout pour les indépendants, les enseignes, mais aussi les fabricants

Selon Claude Guérin, l'optomorphisme permet de mieux apprécier les besoins des clients et de donner de la pertinence aux argumentaires de vente, en justifiant les propositions de montures. "La qualité et la personnalisation du conseil fidélisent la clientèle. La gestion des stocks est en outre améliorée : l'opticien peut équilibrer ses achats de montures en fonction des visages types pour éviter les doublons et mettre en place une vraie stratégie de collection".
Pour les enseignes, ces compétences aident également, selon Claude Guérin, à "positionner l'image grand public de la chaîne sur une réelle compétence en termes d'esthétique optique".
Enfin, avec cette approche, les fabricants peuvent "structurer des collections qui répondent aux problématiques esthétiques rencontrées dans les magasins et renforcer la synergie avec leurs clients opticiens".
Écrit par la Rédaction

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