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Quels sont les professionnels de santé les plus recherchés ? Quelles sont les spécialités préférées des Français ? Voici les questions auxquelles le baromètre PagesJaunes Santé 2016 a tenté de répondre. Pour la troisième année consécutive, il décrypte les requêtes des internautes en matière de recherches de professionnels de la santé en France métropolitaine.
Premier constat : 289 millions de recherches santé ont été effectuées en 2015 (fixe, mobile et tablette), une augmentation de 18% par rapport à 2014. On apprend également que 36 % des recherches liées à la santé se font sur mobile (soit 104 millions de recherches).
Parmi les professionnels de santé les plus recherchés par les Français, les ophtalmologistes occupent le 4e rang avec 14 millions de recherches, soit une baisse de 3%. A la première place, les médecins généralistes avec 39 millions de recherches suivis des chirurgiens-dentistes (25 millions de recherches), des kinésithérapeutes (16 millions de recherches).
Top 5 des praticiens les plus recherchés en France
Pénurie d'ophtalmologistes
Tous les départements français ne sont pas à égalité devant l'accès aux soins. Ce baromètre révèle de véritables "déserts médicaux". Dans le Territoire-de-Belfort (90), le manque d'ophtalmologiste se fait sentir : il y a près de 8 350 requêtes PagesJaunes pour un ophtalmologiste quand la moyenne nationale française atteint les 2 794 recherches. Difficile également de trouver un praticien dans le Tarn-et-Garonne (82), 8 160 recherches pour un médecin et dans l'Orne (61), 7 778 recherches pour un praticien. Autres départements qui notamment subissent une pénurie de spécialistes : le Cher (18), la Seine-et-Marne (77) et le Jura (39). (voir également l'enquête menée par Acuité)
Déserts médicaux en ophtalmologie (baromètre PagesJaunes Santé 2016)
Les délais d’attente ne sont pas une fatalité
Pour consulter un ophtalmologiste hors urgences médicales, il faut en moyenne attendre 100 jours. Face à cette situation, le syndicat national des ophtalmologistes de France (Snof) a récemment lancé une campagne baptisée « Zéro délai en 2022 ».
Objectif : inciter les candidats à la Présidentielle 2017 à s'engager sur ce sujet. « Résorber les délais d’attente en ophtalmologie est à notre portée. C’est une question de volonté politique. Le futur Président de la République a toutes les cartes en mains, alors, à lui de jouer ! », fait savoir le Dr. Thierry Bour, président du Snof (Syndicat national des ophtalmologistes de France). La solution ? Augmenter le nombre d'internes pour remédier aux délais d'attente. « Cette année 150 nouveaux ophtalmologistes seront formés, mais 250 partiront à la retraite en 2017, alors que l'activité croît avec le vieillissement de la population », déplore-t-il.
Bonne nouvelle : l'ophtalmologie reste la spécialité préférée des internes, selon le dernier classement de "What's Up Doc", le webmagazine pour jeunes médecins.
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Les médecins ont intérêt à se méfier de ce que l'administration trouvera comme solution pour résoudre la pénurie croissante de médecins. Trop fréquemment j'entends se répandre l'idée que les jeunes médecins "ne veulent plus s'installer". A écouter ces discussions de comptoir, on a l'impression qu'il y a une sélection incroyable au sein de la population française pour choisir ceux qui deviendront médecin parmi les plus fainéants!?
De tels raisonnements engendrerons des solutions de coercition.
Au contraire il faudrait se dire que si les maisons de santé flambant neuve restent vides, que si dans toutes les villes (y compris Paris) les médecins partant à la retraite ne trouvent plus de successeur, c'est que le système génère cette situation. Il ne faut pas en faire porter la faute sur les soignants.
La réalité est qu'il y a un encadrement de plus en plus restrictif des rémunérations, accompagné de contraintes administratives exponentielles, de barèmes annexes de rémunération à base de points pesant sur la liberté de diagnostic. Tout ceci conduit à traiter les soins non pas sur une logique de qualité maximale mais sur une logique de volume centrée sur une impossible "normalité", une standardisation du soin.
C'est d'ailleurs la même logique qui est à l’œuvre dans les réseaux de soins qui gangrènent l'optique.
Professions de santé réveillez vous! Indignez vous!