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Après une agression en magasin, Ambre Garcia n’arrivait plus à se rendre dans son point de vente. Pour continuer à exercer son métier, de ce traumatisme est née une idée : celle d’un distributeur de produits optiques ! Le concept est baptisé « Eyes Corner - Optic to go ».
« S’il ne remplacera jamais un opticien, il apporte un service complémentaire supervisé par un professionnel de santé, aux personnes en voyage qui peuvent casser, perdre ou oublier leur équipement », explique votre consœur, compagne de Damien Miglietta et co-gérante de la franchise Désir d’y Voir. Interview ...
Acuité : Le 1er distributeur a été installé le 28 juin à l’aéroport de Bordeaux. Quels sont les premiers retours ?
Ambre Garcia : Très bons ! Les gens sont surpris et certains m’ont même dit avec le sourire que c’était une idée culottée. J’ai assisté à la 1ère vente en direct hier matin. Une personne avec les yeux secs, qui partait dans un pays chaud, avait oublié son Aqualarm, une solution ophtalmique contre la sécheresse oculaire. Elle a pu en acheter au distributeur et était ravie.
A. : Que contient exactement la machine ?
A.G. : Au total, 38 références : des solutions d'entretien pour lentilles de contact, 9 lunettes de lecture avec différentes puissances, 5 solaires mixtes pour adultes et 3 enfants, des clips solaires mais aussi des Aqualarm, des lingettes nettoyantes et kits d’entretien pour lunettes. Prochainement, j’intégrerai aussi des cordons et cordons flotteurs. On peut y placer tout ce qui dépanne les personnes en voyage. Dans les jours à venir, je passerai du temps sur place pour voir si les produits répondent bien à la demande.
Le distributeur contient 38 références.
A. : Pour les lunettes de lecture, comment les acheteurs déterminent-ils la puissance dont ils ont besoin ?
A.G. : J’ai mis au point un test de lecture, avec un texte qui raconte l’histoire du concept Eyes Corner. A côté, il y a une explication sur le fonctionnement du test. Ainsi, chacun peut sélectionner sa dioptrie.
A. : Comment fonctionne le distributeur ?
A.G. : Ce n’est pas un distributeur à boisson ! La machine est plus sophistiquée et design. Les voyageurs peuvent acheter jusqu’à 5 produits différents en simultanée, puis régler. Le distributeur respecte aussi une réglementation très stricte. Pour la fabrication, je voulais faire marcher l’économie française, j’ai donc fait appel à une entreprise française basée à Lille, AST international. Je ne peux rien dire sur la technologie employée qui est brevetée, mis à part qu’il s’agit d’un système laser pour la lecture des éléments.
A. : Combien de produits devez-vous vendre pour rentabiliser l’installation ?
A.G. : L’idéal serait de vendre entre 15 et 20 produits par jour. J’ai un logiciel qui me permet de suivre en direct l’activité du distributeur. Ainsi, je peux gérer mon stock facilement et intervenir rapidement en cas de dysfonctionnement. Dans un 1er temps, je m’occuperai du réassort, puis je confierai la tâche à une société sur Bordeaux.
Installation du distributeur à l'aéroport de Bordeaux. |
A. : Vous n’avez pas peur des critiques de vos confrères...
A.G. : Aujourd’hui, il est possible de trouver toutes sortes de produits optiques en grande surface. Avec Eyes Corner, le client est assuré d’avoir un professionnel de santé qui a sélectionné pour lui des produits de qualité. Depuis mon agression, j’ai dépassé ma peur et travaille de nouveau en magasin. Le but n’est donc pas d’empiéter sur notre véritable métier. C’est un service supplémentaire qui manquait à notre profession.
J’ai aussi voulu que le distributeur soit plus qu’une simple machine à vendre. A l’aéroport de Bordeaux, il n’y a aucun espace enfant. J’ai donc décidé d’y intégrer un jeu ludique et interactif. A la manière d’un « memory form », il faut retrouver les paires de logos « Eyes Corner » de la même couleur. Le jeu a été créé par une société bordelaise.
A. : Quels sont vos projets de développement ?
A.G. : Le distributeur entame une phase de test d’un an à l’aéroport de Bordeaux, du côté des départs à l'enregistrement. Avec mon fabricant, nous prendrons ensuite 3 à 6 mois pour étudier un éventuel développement. Quoi qu’il en soit, nous ciblons uniquement les aéroports et si nous installons une autre machine, ce sera d’abord à l’international. On m’a déjà proposé des emplacements dans d’autres pays.
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pour les produits non légiférés comme les lunettes de lecture , ça existe déja dans l hotellerie
bonjour
bonne idée mais je croyais que la distribution des produits d entretien etait le monopole des opticiens et pharmaciens , mais je viens de voir le nouveau texte , tres flou cependant
Délivrance des produits d'entretien de lentilles contact
Modifiée par la LOI n°2014-344 du 17 mars 2014 - art. 37 (V)
La vente des produits d’entretien pour lentilles de contact n’est plus réservée aux opticiens et aux pharmaciens. L’Article L4211-4 du code de la Santé publique relatif à l’optique a été abrogé, c’est-à-dire supprimé, par le loi consommation du 17 mars 2014. L’Article L4211-1 du code de la Santé publique, relatif à la pharmacie, a quant à lui été modifié.