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« 250 000 patients ont une perte d’autonomie assez importante et souffrent d’une surdité moyenne à sévère », explique à acuite.fr Gauthier Luc, audioprothésiste.
Partant de ce constat, ce dernier a créé en 2017 avec son associé Romain Verdier, la société les Audioprothésistes Mobiles. Leur activité est dédiée aux personnes qui ne peuvent pas se déplacer facilement dans un centre d’audition.
« Nous avons une équipe de 7 salariés qui se rendent sur les 5 départements en Pays de la Loire et couvrent le Gard et l’Hérault. En outre, des audioprothésistes indépendants ou sous franchises ont rejoint notre réseau pour répondre aux demandes des patients autour de leur centre », fait savoir Gauthier Luc.
Les audioprothésistes se déplacent à domicile
Au total, 210 sont référencés. Ces audioprothésistes en cabinet se rendent dans un rayon de 5 à 10 kms autour de leur centre. « Seulement 5 à 10% des professionnels acceptent aujourd’hui de se déplacer. Lorsque les patients nous contactent de toute la France, nous les mettons en relation avec un audioprothésiste partenaire ou nos propres équipes interviennent », poursuit-il.
Les salariés sont équipés de tout le matériel nécessaire pour proposer la même qualité de prestation que dans un centre de prothèses auditives. Contrairement aux opticiens, les audioprothésistes n’interviennent à domicile que sur attestation médicale de perte d’autonomie d’un médecin généraliste.
Ambitieux, Gauthier Luc voit désormais plus loin. « Nous souhaitons d’ici 3 ans être présents sur l’ensemble du territoire français avec nos propres équipes en plus de notre réseau d’audioprothésistes », conclut le dirigeant.
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Peu importe l'urgence ou l'exception et la présence d'une prescription médicale : il s'agit surtout d'une pratique tout à fait illégale qui peut permettre à la sécurité sociale de ne pas rembourser et au patient de faire annuler la "vente".
Il ne faut pas considérer ces interventions d’exception comme une pratique habituelle de qualité car ces déplacements à domicile ne peuvent être légalement réalisés qu’avec une prescription médicale précisant clairement que le patient ne peut pas se déplacer et dans des conditions acoustiques qui ne répondent pas au décret d’installation d’un audioprothésiste (en particulier avec un niveau de bruit supérieur à 40 dB (A)). Le réglage des appareils en particulier celui des réducteurs de bruit est donc complètement faux obligeant une très nette sous correction du patient.
NOUS SOMMES BIEN DANS UNE SITUATION D’URGENCE D’EXCEPTION QUI NE DOIT PAS ÊTRE LA PRATIQUE COURANTE D’APPAREILLAGE CONSIDÉRÉE COMME QUALITATIVE PAR LE COLLÈGE NATIONAL D’AUDIOPROTHESE.