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Dans un communiqué de presse commun, les 3 syndicats d’opticiens (Rof, Fnof et Synom) annoncent qu’ils proposeront demain mercredi 18 mars à la Direction de la Sécurité sociale (DSS) un service minimum de permanence des soins optiques. Il sera fondé sur le volontariat et sera mis en place à partir de jeudi prochain 19 mars. 

« Face à l’aggravation de la situation sanitaire, le président de la République et le gouvernement ont décidé de prendre de nouvelles mesures visant au renforcement des mesures d’isolement de la population. Le gouvernement a inclus, contre l’avis des syndicats, les magasins d’optique dans la liste dérogatoire des lieux pouvant continuer à accueillir du public.

Face au manque de matériels de protection et à la non-inclusion des opticiens dans la liste des professionnels de santé susceptibles d’en recevoir gratuitement via les pharmacies, les syndicats ont proposé au ministère des Solidarités et de la Santé d’organiser un service minimum volontaire de permanence des soins optiques, notamment pour les urgences et les personnels soignants (à condition de pouvoir accueillir du public dans le respect des consignes sanitaires).

Proposition de service minimum par département 

La Fnof, le Rof et le Synom sont en train d’élaborer, en lien également avec le Gifo, une proposition de service minimum par département qui sera communiquée au ministère des Solidarités et de la Santé ce mercredi 18 mars.

Les grands principes en seraient les suivants :

  • Limitation de l’ouverture des magasins ouverts au public à ceux qui se seraient déclarés volontaires
  • Limitation de l’activité dans ces magasins ouverts au public à la gestion des cas d’urgence, à savoir :
  1. Renouvellement des équipements cassés ou perdus
  2. Renouvellement des équipements inadaptés uniquement sur nouvelle ordonnance d’un spécifiant le caractère d’urgence
  3. Délivrance pour tout personnel soignant dans le cadre du plan Covid-19

« La contactologie étant une activité à risque dans le cadre de la transmission du Covid-19 (Manipulation, contact, conjonctivite), nous ne recommandons pas la délivrance de lentilles de contact, de produits d’entretien, et ce même dans le cas simple d’un renouvellement d’ordonnance.

Mieux, nous vous recommandons d’inciter toute personne qui souhaiterait renouveler ses lentilles de contact ou son produit d’entretien de porter leurs lunettes pendant la période de confinement », font savoir les syndicats. 

Par conséquent, les activités à exclure dans le contexte de la crise sanitaire seraient :

  • Délivrance de produits d’entretien lentilles et adaptation
  • L’examen de vue doit rester l’exception et se limiter aux cas le nécessitant absolument
  • L’acte de première intention sera le remplacement à l’identique ou le dépannage de l’équipement cassé, perdu ou défectueux

Il est précisé que l’ouverture au public serait limitée à quelques heures par jour et par semaine, sur la base d’un planning tournant au sein de la zone considérée. Les syndicats Rof, Fnof et Synom mettraient en place un formulaire de recensement des opticiens volontaires pour assurer ce service minimum.
« L’opticien(ne) volontaire aurait conscience de l’absence de mise à disposition de matériels de protection par le gouvernement et de la nécessité de respecter les consignes sanitaires en cas d’accueil de patients. D’ici là, nous vous invitons à respecter les consignes émanant du gouvernement, à savoir n’ouvrir les magasins que dans le cas où c’est indispensable, à ne pas entrer en contact avec plus de 5 personnes, par jour, à mettre en place les mesures barrières dont la désinfection des montures, verres et matériels, et à limiter vos déplacements personnels », poursuivent les syndicats.

Pour les déplacements domicile-travail, il est conseillé aux employeurs d’établir un certificat pour chacun des collaborateurs concernés par un déplacement, permettant de prouver que ce salarié se rend à son travail ou en revient. Vos syndicats vont vous adresser un modèle de justificatif de déplacements pour vos salariés.

Les opticiens éligibles au dispositif d’activité partielle/chômage technique

Concernant les mesures économiques et sociales, nous attendons la confirmation des mesures fiscales, bancaires, économiques, sociales, etc. annoncées par le président de la République hier soir.

En outre, la Directrice de la Sécurité Sociale a indiqué par écrit aux syndicats que « le ministère du Travail confirme que les opticiens sont bien éligibles au dispositif d’activité partielle/chômage technique, alors même qu’ils sont dans le champ des dérogations à l’obligation de fermeture au public, dès lors qu’ils doivent fermer ou, du moins, avoir une activité réduite, que ce soit faute de salariés (contraints de rester chez eux, notamment pour garder leurs enfants) ou faute d’avoir les moyens d’accueillir le public dans des conditions respectant les consignes sanitaires ».

Nous vous rappelons aussi que vous avez la possibilité de télécharger l'attestation de déplacement, ici et en pièce jointe.

 

Écrit par la Rédaction

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François Couronne ven 20/03/2020 - 14:17

En ces temps de coronavirus et de service minimum optique, il est intéressant de rappeler que l’utilisation d’autoréfractomètre à distance, permet aux professionnels de santé d’effectuer de façon totalement sécurisée, la mesure de réfraction des 2 yeux, avec et sans lunettes, en moins d’une seconde tout en restant à 1, 5 mètres de distance du patient.

Ce type d’appareil initialement développé pour les enfants, fonctionne parfaitement pour les adultes et compte tenu de la situation actuelle, l’utilisation de ce type de réfractomètre doit être privilégié pour limiter les risques de contamination.

Plus d’information sur ******

Jean-Marc Regent jeu 19/03/2020 - 01:19

Chers syndicats, il faudrait réfléchir avant de conseiller n’importe quoi: déconseiller la vente des solutions d’entretien ou de lentilles est d’une très grande stupidité. Vous préférez que les clients utilisent actuellement moins de solutions d’entretien ? Car si les clients en manquent ils vont économiser leur flacon restant en utilisant moins de produits. Idem pour les lentilles , les clients vont faire durer celles qu’ils ont. Et vous vous êtes mis à 3 syndicats pour écrire une monstruosité pareil... quelle honte

Happy Prince jeu 19/03/2020 - 10:38

Salut, je partage ce point de vue, mais il faut à mon sens, déconseiller le port de lentilles en ce moment, insister lourdement sur les règles d’hygiène, et peut être même les renforcer!

Erick Lamy mer 18/03/2020 - 15:01

Bonjour,
J'avais appliqué à la lettre les directives et avais fermé précipitamment samedi soir.
Laissant ainsi en plan tous mes clients...
Aujourd'hui, je rouvre en respectant les préconisations des différents syndicats, pour assurer un service minimum et pour respecter mes engagements vis à vis de mes clients.
Je ne reçois qu'un client à la fois, conseille de prendre rdv. Il n'y aucune monture en présentoire... les montures sont sortis en compte goutte, et seront passé au bac à ultrason.
Obligation de se laver les mains avant et après... Je porterai un masque et on garde 1 mètre de distance.
Je ne m'attends pas à recevoir beaucoup de monde et je compte bien rattraper mon retard en compta. Le 2 premiers mois ont été difficiles avec l'instauration 100% santé et j'en ai bien pour 15 jours de travail.

François Le Her mer 18/03/2020 - 08:03

Pourquoi pas cette intention est louable mais pour être dénouée de toute intention mercantile je propose que la marge générée par ce service de permanence soit versée à une caisse de solidarité pour les soignants et les malades et leurs familles.
Un service minimum volontaire minimum alors à prix de revient et sans intention commerciale sous jacente.

Edgard Mombailly mer 18/03/2020 - 07:58

Le gag ou du grand importe quoi expliquez moi le différence entre l achat d une brique de lait et d une solution entretien lentilles et bien braves gens nos bons syndicats dans leur grande clairvoyance décrètent que délivrér une solution lentilles n est pas souhaitable par contre prendre les écarts pup a 20cm no pb ça en dit long sur les nego du 100%santé par ces syndicats censés nous défende et nous représenter sans se comporter en girouettes les comme cette triste situation le revele

M S mar 17/03/2020 - 21:26

Bonjour, en tant qu’employé, si mon employeur décide de participer à ce service minimum mais qu’il n’est pas équipé pour appliquer les gestes barrières ai je le droit de refuser de travailler? Est ce que je suis éligible au chômage partiel?
Autre question: si le magasin est fermé alors que le décret nous autorise à être ouvert, a t on le droit au temps partiel et aux aides annoncées pour le président ? À quelle hauteur s’élèvent ses indemnités? 100%?

Louis Croivébaton mer 18/03/2020 - 11:15

Bonjour ,
De ce que je sais en tant qu'employeur.
Vous pouvez exercer votre droit de retrait face à une obligation de travail si vous estimez que toutes les conditions à votre propre sécurité ne sont pas mises en oeuvre( fourniture de gel , de savon et de materiel désinfectant notamment - le port du masque étant inutile - et probablement des gants.)
Un grand cabinet d'avocats m'a confirmé qu'on est bien élligible au chômage partiel. L'employeur se doit de le demander et même une tolérance de 30 jours est présente sur la date de début et
rétroactive.
l'état couvrira 100% du chomage partiel , à savoir 70% de votre salaire brut hors primes d'objectif ( mais d'ancienneté ? je ne sais pas ) ou 84% de votre salaire net.
J'attends des réponses sur le maintien de salaire si l'employeur doit le couvrir.

David Auréjac mar 17/03/2020 - 17:28

En tant qu'indépendant, je ne suis pas contre un service minimum mais... minimum !
En clair, les clients viennent sur rendez-vous avec une lunette cassée, ils ne rentrent pas dans le magasin et je fais juste une réparation (de fortune et gratuite).
Si il faut changer la monture, JE fais une sélection de modèles compatibles et là encore ils ne rentrent pas dans le magasin. Pour l'ajustage, on se revoit plus tard !
J'ai dit service minimum ! ;-)
En tout cas, restez chez vous et profitez de vos familles !

Laurent Bonnaterre mar 17/03/2020 - 16:16

Il me semble qu'un service minimum est une nécessité pour pouvoir remplir notre rôle de professionnel de santé et non de simple commerçant comme on peut trop souvent l'entendre. Il s'agit bien là d'apporter un service à ceux qui sont en demande et non de chercher à faire du commerce car de toute évidence le chiffre d'affaire ne sera pas là !
Mais si l'on répond à ceux qui ont un besoin urgent alors on pourra considérer que l'on à rempli notre rôle de professionnel de santé.

Marc Lenoble mar 17/03/2020 - 15:19

Vous le regretterez ! Vous avez déjà oublié les chinois et les Italiens ?

Marc Lenoble mar 17/03/2020 - 15:19

Vous le regretterez ! Vous avez déjà oublié les chinois et les Italiens ?

Anthony Laborde mar 17/03/2020 - 15:19

Ça montre bien que la santé des salariés, on s'en fout royalement, avez vous demandé l'avis des salariés ? tout est bon pour faire du fric malgré que l'on nous a demandé ( le gouvernement) de rester chez nous . qu'est ce que vous comprenez dans le mot CONFINEMENT ????

Christophe Thénaux mar 17/03/2020 - 15:23

Bonjour à tous,juste quelques mots pour réagir sur ce sujet.
Je suis indépendant ,et économiquement cela va être très compliqué.
Mais je pense que l'intérêt général doit prévaloir, et donc; protéger les clients,nos employés (quand nous en avons) et notre entourage devrait être une priorité absolue. Personnellement je resterai fermé.L'argent n'est pas tout. J'espère en des jours meilleurs, en attendant je me plie aux exigences de notre gouvernement ,et tous nous devrions en faire autant.
Restez chez Vous!
Bon courage à tous.

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