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L’Association des Plateformes de Santé (APFS*) a exprimé ses réserves dans un communiqué, suite à l'adoption, le 23 février à l’Assemblée nationale, de plusieurs amendements à l’article 5 du projet de loi de lutte contre les fraudes sociales et fiscales.
Ces nouvelles dispositions modifient les circuits de traitement des données de santé, avec un impact direct sur la dispense d'avance de frais pour les assurés. L'organisation souligne que le vote de ces amendements, intervenu dans un hémicycle peu fréquenté, fragilise l'architecture opérationnelle des complémentaires santé.
Le point de rupture principal réside dans l'exclusion des réseaux de soins de la loi sur les échanges de données de santé entre AMO et AMC.
Une rupture de la chaîne technique de paiement
L'amendement n°946 restreint désormais le traitement des données de santé aux seuls organismes assureurs.
Cette décision écarte de fait les plateformes de tiers payant, les réseaux de soins et les délégataires de gestion. L'APFS rappelle que ces acteurs vérifient les droits des patients et valident la conformité des soins avant que le paiement ne soit déclenché vers le professionnel de santé.
Sans cet accès aux données, les conséquences opérationnelles seraient immédiates, selon le communiqué :
- Impossibilité de liquider les prestations : seuls des flux financiers vides de toute information médicale pourraient circuler, rendant le calcul du remboursement impossible.
- Fin du tiers payant automatisé : les plateformes ne pourraient plus garantir le paiement direct aux opticiens, dentistes ou audioprothésistes, obligeant les Français à avancer la totalité des frais.
- Contradiction juridique : Ce texte ignore le statut de sous-traitant reconnu par le RGPD et la réglementation européenne DORA, qui encadrent déjà strictement ces échanges.
Conservation des données sur six mois
Un second amendement (n°676) réduit la durée de conservation des données de santé à six mois seulement, sauf en cas de fraude suspectée. L'APFS considère cette contrainte comme incompatible avec la réalité des parcours de soins, notamment pour les équipements dont le renouvellement s'inscrit sur le temps long.
En optique ou en audioprothèse, les contrats d'assurance imposent souvent des délais de deux à trois ans entre deux prises en charge. Si l'historique de l'assuré est supprimé après six mois, les plateformes perdent la capacité de vérifier l'éligibilité du patient aux conditions dérogatoires de remboursement.
Ce manque de recul affaiblirait paradoxalement la lutte contre la fraude, l'objectif initial de la loi, en empêchant les contrôles de cohérence sur plusieurs années, toujours selon l'APFS.
Les risques majeurs identifiés par l'APFS
Le maintien de ces dispositions lors de la prochaine étape législative entraînerait, selon l'association, quatre risques majeurs pour le système de santé :
- Un arrêt de facto du tiers payant, faute de capacité technique à traiter les flux d'informations entre les professionnels et les mutuelles.
- Une hausse du renoncement aux soins, le reste à charge immédiat devenant une barrière financière pour les ménages les plus fragiles.
- Une désorganisation critique des complémentaires, dont les outils de gestion deviendraient obsolètes.
- Une augmentation du risque de fraude, par manque de données exploitables pour des analyses de masse.
L'APFS appelle désormais la Commission Mixte Paritaire, prévue en avril, à supprimer ces amendements. L'enjeu est de restaurer un article 5 qui concilie la lutte contre la fraude avec le maintien des dispositifs facilitant l'accès aux soins, sous l'égide des cadres de sécurité déjà garantis par la Cnil.
*L’APFS regroupe Carte Blanche Partenaires, Itelis, Kalixia, Santéclair et Sévéane.
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Vive Blacksheep !
C'est l'avenir.
MDR
La fin de l'ingérence des mutuelles dans notre travail quotidien, et notre conseil aux porteurs. La fin du travail gratuit faite lors de la saisie des DPEC et de la fameuse soit disant économie d'échelle., La fin des incitations des mutuelles qui proposent des remboursements différents selon si les clients passent commandes directement sur leurs propres sites comme ALAN qui utilise un site luxembourgeois pour vendre en direct des lentilles et lunettes correctrices....Enfin la fin programmée de ces piques assiettes et qui savent mieux les professionnels se qui convient aux clients...
Un problème majeur est également la protection des données, avec des vols de données quasiment quotidien et aucune mesure prise pour les éviter, moins il y a d'échanges et d'acteurs moins il y a de risques, de même pour leur conservations CQFD. Sur la base d'un forfait les plateforme n'ont pas a avoir le détail (soit il y a rmb soit non) sauf si leur but n'est que de contraindre les opticiens et par la force des choses imposer leur propres choix d'équipement ce qui va a l'encontre de la liberté de conseil. Leur rôle ne justifie pas leur cout et le système repose juste sur faire gagner de l'argent aux OCAM en pressant les professionnels de sante et les adhérents afin de compenser leur frais de gestion.
L' APFS ne s'interroge pas pas sur la légitimité du transfert des données de santé aux Ocam par un "hemicycle peu frequenté" ( 51 députés sur 570) !!!!
Elle semble également oublier le rôle de la SS, avec qui les opticiens sont liés par convention, et qui définit en premier lieu, l'accès aux remboursements.
Enfin! Des économies dans les frais de gestion. La fin d'une usine à gaz. Libérer les opticiens des tâches incombant aux ocam. Plus de temps pour exercer véritablement le métier d'opticien. Reresponsabiliser la population quant à la qualité de son équipement optique et son coût. Revenir à un système plus sain comme il existait et fonctionnait très bien avant. Et pour le renoncement aux soins, tout comme avant, c'est à l'opticien de proposer, s'il le souhaite, des solutions de paiement au moment du remboursement. C'est toujours plus agréable de le faire pour ses propres clients que de jouer les banquiers pour les ocam. Bref c'est un retour à un des piliers de notre société : La Liberté pour tous ! A quand la Grande Sécurité Sociale ?
les opticiens on demande que ça la fin du tiers payant , responsabiliser les clients sur leur contrat de mutuelle et non les materner ... du tas de papier en moins comme avant
ca rendrait notre métier plus attrayant sans ces contraintes qui sont lourdes au quotidien