"Les collectivités locales vont être obligées de recourir à une majoration de leur fiscalité pour couvrir leurs pertes de recettes fiscales et leurs dépenses liées à la crise et à la décentralisation", a expliqué Jean Perrin, le président de l'UNPI (Union nationale de la propriété immobilière), lors de la présentation de la troisième édition de l'Observatoire des taxes foncières. "La hausse devrait être comprise entre 15% et 20% au cours des trois prochaines années", a déclaré M. Perrin.
 
Selon les relevés de l'UNPI, les taux du calcul de la taxe foncière varient d'une collectivité territoriale à l'autre. Ainsi, au niveau des départements, Paris qui a le double statut de ville et département, était, en 2008, le plus favorisé avec un taux de 0% devant les Yvelines (4,60%) et les Hauts-de-Seine (4,74%), tandis que ceux qui pratiquent les taux les plus élevés sont la Guyanne (25,98%) suivi du Gers (22,31%) et de l'Aude (21,17%).
 
La plus forte hausse à Brest
 
Les augmentations de taux de taxe foncière les plus fortes, entre 2003 et 2008, ont été le fait des Bouches-du-Rhône (+79,64%), de la Vienne (+31,20%), du Pas-de-Calais (+28,10%) alors que douze départements (dont les Alpes-Maritimes, la Haute-Savoie et la Seine-Maritime) ne pratiquaient aucune modification du taux.
 
Parmi les 30 premières villes françaises, c'est Brest qui décroche la palme de la plus forte hausse (+55,98%) loin devant Reims (+40,87%) et Marseille (+13,16%). Mais l'UNPI précise qu'"il se peut que dans certaines villes, la majoration du taux communal soit due à une intégration du taux intercommunal". Saint-Etienne (-2,01%) et Lille (-1,92%) se distinguent en étant les seules à baisser leurs taux.
 
 
Source : Les Echos

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