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Après plusieurs années de travaux, le projet de blockchain destiné à sécuriser dans un premier temps,  la traçabilité des verres ophtalmiques franchit une étape décisive

La filière optique lance la phase pilote

Une phase pilote doit être lancée à l'automne avec près de 1 000 magasins, en partenariat avec des grands verriers et des financeurs de la filière.
« L'ambition est simple : garantir qu'un verre remboursé est bien celui qui a été commandé, fabriqué et livré » argumente Jean François Porte, Président du Rof.

Une gouvernance partagée

Cette blockchain a été construite autour d'une gouvernance tripartite : opticiens ; verriers ;  Ocam.
L'objectif n'est pas de créer de nouvelles données mais bien de sécuriser les informations déjà transmises aujourd'hui lors des demandes de prise en charge.
Le système doit permettre d'assurer une continuité du produit depuis la commande du verre jusqu'à sa livraison dans le magasin.

Une réponse aux fraudes

Jean François Porte du ROF, annonce que cette première version permettra de verrouiller 7 scénarios de fraude liés à la facturation des verres. Parmi les cas évoqués figure notamment la substitution d'un verre après sa commande : un verre haut de gamme est commandé puis renvoyé et remplacé par un verre moins cher, alors que la facturation initiale est conservée.
Grâce à la traçabilité apportée par la blockchain, chaque étape est tracée.
L'objectif est de garantir au RO et RC que le verre remboursé correspond effectivement à celui qui a été fabriqué puis livré à l’amétrope mais aussi de sécuriser le porteur et de considérablement réduire la charge administrative des contrôles dans les magasins.

5  verriers déjà engagés

À ce stade, ces 5 fabricants participent officiellement au pilote :

  • Codir (Krys Group)
  • Optiswiss
  • Rodenstock
  • Seiko
  • Zeiss Vision Care

Essilor prépare déjà l'après-pilote

Selon plusieurs sources recueillies par Acuité, le groupe Essilor ne prévoit pas d'intégrer la blockchain pendant la phase pilote. Mais en coulisse, les différentes entités de l'industriel préparent déjà la suite.
Des travaux techniques et budgétaires ont été lancés afin que le groupe puisse être prêt si le pilote débouche sur une généralisation de la solution. L'objectif affiché est de ne pas se retrouver en retrait au moment d'un éventuel déploiement industriel.

Le calendrier se précise

Même si certaines annonces publiques évoquaient un démarrage très rapide, le calendrier opérationnel apparaît aujourd'hui plus précis.
Les contrats entre les différents partenaires sont en cours de finalisation (à ce stade 14 groupes - enseignes, éditeurs et fournisseurs - ont déjà signé) et plusieurs réunions techniques doivent encore avoir lieu au début du mois de septembre.
Parmi les derniers sujets à sécuriser figurent :
l'intégration des développements dans les logiciels des fournisseurs ;
la transmission de l'identifiant IPB dans les flux EDI.
Ce dernier point est identifié comme l'un des principaux prérequis techniques avant un lancement à grande échelle.

Participation de magasins indépendants

Si les enseignes nationales ont déjà commencé le recrutement des magasins participants, la situation est différente pour les opticiens indépendants. Les porteurs du projet recherchent un maximum de magasins volontaires utilisant différents logiciels de gestion afin de représenter l'ensemble de la profession pendant les six mois d'expérimentation. Cette phase pilote pourra être prolongée si le comité de pilotage estime que davantage de temps est nécessaire avant un passage en production.

Écrit par la Rédaction

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